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Des autoroutes intelligentes pour résorber les bouchons en Suisse

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bouchon routierAlors que les autoroutes suisses ont atteint un niveau d’encombrement proche de la saturation dans plusieurs endroits du pays, des ingénieurs de l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) teste un modèle constitué de feux de signalisation sur les voies d’accès pour augmenter la capacité du trafic.

Selon l’EPFL, la Suisse approche du point critique : avec une augmentation de la circulation sur autoroute de seulement 2,6 % entre 2009 et 2010, le nombre d’embouteillages s’est trouvé amplifié d’un tiers. Avec l’appui de l’Office fédéral des routes, les ingénieurs du Laboratoire de systèmes de transports urbains (LUTS) de l’EPFL développent des systèmes intelligents de gestion du trafic : « Il s’agit d’optimiser le flux en temps réel, en adaptant la vitesse autorisée et en régulant l’accès par l’installation de feux de circulation sur les bretelles. »

Les feux de signalisation sur les voies d’accès ont déjà été mis en œuvre avec succès dans de nombreux pays. Mais une particularité suisse risque de remplacer bouchon autoroutier par congestion urbaine : en effet les voies d’accès sont courtes et se situent près des zones urbaines, et les files d’attente aux feux  pourraient rapidement s’allonger dans les villes.

Selon Nikolas Geroliminis, le directeur du laboratoire LUTS, réguler le trafic sur l’autoroute à certains points d’accès ne suffit pas. Le chercheur préconise une approche globale : «Il faut une stratégie qui permette de contrôler l’afflux de véhicules à chaque point d’entrée de l’autoroute simultanément pour s’adapter à la file d’attente». Il serait ainsi possible de réduire les files d’attente sur les voies d’accès et les bouchons sur l’autoroute, en modulant la vitesse maximale et en limitant l’accès sur une partie du réseau.

Un algorithme, actuellement développé au sein du groupe de recherche du professeur Geroliminis, devra coordonner les feux de circulation et les limitations de vitesse. En utilisant des données provenant de dispositifs de suivi du trafic installés le long de l’autoroute et sur les voies d’accès, l’algorithme agira comme un surveillant virtuel du trafic, qui le fluidifie en régulant la vitesse autorisée et en limitant les flux d’accès à l’autoroute en temps réel.

Pour teste ce modèle, deux portions d’autoroutes fréquemment congestionnées vont être sélectionnées. Mais les chercheurs devront d’abord optimiser le système de contrôle du trafic afin qu’il fournisse les données nécessaires à la régulation de l’accès. Puis ils testeront la faisabilité de leur méthode lors de simulations sur ordinateur. Par la suite et « idéalement », ces essais virtuels devraient être suivis de tests grandeur nature.

Ces systèmes de régulateurs des accès à l’autoroute ont montré leur efficacité ailleurs dans le monde, avec une réduction de 10 % à 20 % de l’apparition de bouchons. Et, comme le souligne Nikolas Geroliminis : « Réduire les problèmes de congestion permet d’éviter la circulation en accordéon, de consommer moins de carburant et de réduire les émissions de CO2. »

Source : EPFL

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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