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Des logements connectés encore très minoritaires en France

Logements connectésLes logements connectés progressent régulièrement, mais restent encore largement minoritaires en France, selon le baromètre Qualitel/Ipsos 2018. Ce document s’interroge sur les réels bénéfices de cet habitat connecté pour les Français : les services connectés vont-ils vraiment devenir incontournables ? Il leur reste en tout cas d’importants obstacles à franchir.

Des services appréciés

Actuellement, les logements connectés sont très minoritaires : seulement 3 sur 10 possèdent au moins un équipement connecté. Leur part remonte dans l’habitat récent (moins de 5 ans) où 54 % comptent au moins un service et 30 %, 2 ou plus.

Les services connectés les plus utilisés sont l’alarme anti-intrusion (dans 21 % des logements), devant la vidéosurveillance (15 %), le pilotage du chauffage (12 %) et des équipements à distance (11 %) et enfin l’alerte pour une personne handicapée ou âgée. Globalement les Français concernés s’en montrent satisfaits, notamment pour l’alarme, le chauffage et la sécurité des personnes.

Mais des obstacles pour les logements connectés

Mais de sérieux obstacles demeurent, particulièrement en ce qui concerne le rapport coût/utilité et ce que le Baromètre appelle les « techno-phobies ».

En ce qui concerne le prix de certains services face aux services rendus, le rapport n’est pas en faveur des logements connectés. Beaucoup de Français ont du mal à percevoir l’utilité de certains services, sauf éventuellement en ce qui concerne la sécurité (alerte de fuites ou d’incendies, surveillance de la maison), ou le bénéfice financier qu’on peut en retirer (contrôle de sa consommation d’énergie).

Les autres usages de objets connectés, s’ils font parler d’eux (enceintes connectées par exemple), ne réussissent pas à convaincre un grand nombre de Français de leur réelle utilité. Et moins d’une personne sur 4 se déclare prête à investir dans des services connectés, même utiles. Principalement pour des questions de prix : ils restent donc l’apanage des Français les plus aisés.

De plus, les Français ne montrent que peu d’appétence au développement de la technologie dans leur vie quotidienne. 52 % estiment qu’ils ont déjà « juste ce qu’il faut » et 31 % pensent qu’il y en a trop, contre seulement 7 % de « pas assez ». Les jeunes ne se montrent d’ailleurs pas plus « gourmands » que leurs ainés.

Et c’est sans compter encore les « techno-phobies ». Pour fonctionner, un objet connecté doit précisément être… connecté. Et c’est là que le bât blesse : plus de moitié des Français ont peur que les ondes wifi/électromagnétiques nuisent à leur santé. Et plus la famille est nombreuse, plus cette crainte est forte : en fait, plus il y a d’enfants à la maison, et plus on craint les ondes.

Autre argument enfin, les Français ont peur que leur équipement se transforme en mouchard. Et ils se montrent chatouilleux en ce qui concerne leurs données personnelles : 3/4 des Français ont peur que des entreprises les utilisent à des fins commerciales et une moitié ne veut pas partager d’informations concernant ses habitudes de consommation électrique (chauffage, présence…), même avec un gain tangible à la clé. De plus, 67 % des personnes interrogées craignent une défaillance technique et que plus rien ne fonctionne.

Source : Baromètre Qualitel/Ipsos 2018

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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