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Des métaux précieux dans les poussières des villes

ramassage metaux précieux par VeoliaVeolia a développé au Royaume-Uni un procédé lui permettant de récupérer à des fins de recyclage des métaux précieux dans les poussières balayées sur les voiries. Après un test dans une région britannique, le groupe envisage le développement de cette activité.

A Ling Hall, dans le Warwickshire, Veolia récupère dans les balayures des rues, grâce à son service de nettoyage et de balayage des voiries, des déchets de cinq types, selon Estelle Brachlianoff, directrice Veolia de la zone Royaume-Uni et Irlande : des inertes (terre, poussière), de la matière organique (feuilles mortes, crottes de chiens…), des déchets du type mégots, des matières recyclables classiques (bouteilles, canettes, bouchons) et des métaux précieux. Alors que la totalité finissait en décharge, il ne reste actuellement, après tri et récupération que 10 % de déchets réels.

Les métaux précieux proviennent des émissions des pots d’échappement catalytiques et se mélangent aux poussières de la voirie. Grâce à une usine de traitement de ces poussières et à un procédé entièrement développé par Veolia, 90 % de ces métaux précieux, qui se composent de platine – un des métaux les plus rares du monde -, de palladium et de rhodium, sont désormais récupérés et représentent une valorisation de 100 000 livres par an (130 000 €). « Globalement, nous utilisons des séparations sèches, des séparations humides, de la flottation, des courants de Foucault. C’est avec la somme de tout cela, que nous arrivons à extraire 90% des matériaux de la décharge » précise la responsable.

Si les quantités récupérées sont très petites, « c’est exactement le même type de ratio que pour les roches qui contiennent ces métaux. » Dix usines de ce type au Royaume-Uni permettraient de récupérer environ 1,5 tonne de platine, 1,3 tonne de palladium et 800 kg de rhodium. Veolia réfléchit donc à l’opportunité de construire de telles usines dans d’autres pays dont la France : « Nous avons des discussions en interne pour développer cela en France… Ce n’est pas absurde d’y penser… Mais n’allons pas plus vite que la musique, il y a peu de temps encore, nous étions en phase de test. Nous nous sommes d’abord assurés avec une usine d’une capacité de 50.000 tonnes que la solution fonctionnait, qu’elle avait une rentabilité économique et désormais nous sommes dans la phase de questionnement sur l’expansion… Nous prévoyons de réaliser deux autres usines en Grande-Bretagne » conclut Estelle Brachlianoff.

Sources : Actu-Environnement, Usine Nouvelle

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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