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Des navettes à cheval entre le Mont Saint-Michel et ses parkings

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Navette à cheval au Mont-Saint-MichelA partir du printemps 2012, les voitures ne pourront plus stationner le long de la digue au pied du Mont Saint-Michel et les visiteurs devront se garer à deux kilomètres  des remparts. Le Syndicat Mixte de la Baie du Mont Saint-Michel a donc prévu un système de navettes pour relier les parkings éloignés au monument. Des navettes à moteur pour la plupart, mais aussi des navettes hippomobiles et les premiers tests viennent d’être réalisés, avec des chevaux de trait qui ont vaillamment passé l’épreuve.

Six carrioles de 50 places chacune, tractées par deux chevaux qui devraient, selon les calculs du syndicat mixte, attirer environ 400 000 visiteurs sur les 3 millions qui viennent au Mont Saint-Michel chaque année. Les autres emprunteront plutôt les navettes à moteur ou pour 10 à 15 % également marcheront à pied ; deux possibilités gratuites alors que ces hippomobiles à impériale, appelées « maringotes », seront payantes.

Les 38 chevaux qui se partageront la charge de ces transports, des percherons, des cobs normands  et des postiers bretons, sont tous issus du même élevage, dont le responsable a été le premier à soumettre cette idée. Les maringotes, construites sur place, en Basse-Normandie, avec le même design, bois et aluminium, que les navettes à moteur, auront un plancher très bas et de grandes baies vitrées qui permettront aux passagers d’admirer la baie et le mont pendant le trajet d’environ 30 minutes.

Ces véhicules mesurent 7 mètres de long et ont un poids à vide de 2 tonnes, ce qui les amène environ à 5,5 tonnes une fois en pleine charge. Ce qui explique la nécessité de tests d’effort et d’endurance sous contrôle vétérinaire, que les chevaux viennent de réaliser. Chaque paire de chevaux travaillera au maximum trois heures par jour, moins s’il fait très chaud. Les 38 chevaux de trait seront loués à la société Véolia, responsable de l’exploitation du parking,  dont les cochers seront salariés.

D’ici le printemps 2012, les chevaux devront aussi s’adapter à la foule et au mouvement afin de ne pas risquer de s’effrayer. Le Président du Conseil Régional se réjouit de ce que « le cheval, identité de la Normandie, transporte le public vers ce monument emblématique » et y voit « une motivation supplémentaire pour préserver les races de trait dans leur berceau ». On pourrait aussi y ajouter que chaque trajet effectué en hippomobile épargnera sa petite part d’émissions de CO2 et de pollution, dont le mont n’a vraiment pas besoin. Cette initiative, associée à celles utilisant le cheval dans la collecte des ordures ménagères (voir notre article du 1er décembre), confirme en tout cas  le retour du cheval dans des rôles que l’on avait pris l’habitude de voir dévolus aux véhicules automobiles.

Sources : Maxisciences, Ouest-France, Navette et « maringote » hippomobile (illustration Veolia Transport)

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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