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Des poules au travail sur l’agglomération de Toulon

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Ce n’est pas nouveau, mais cela se passe maintenant à grande échelle. Des syndicats de traitement des ordures se lancent dans l’embauche de poules, dûment confiées à des familles d’accueil, afin de réduire les déchets sur les communes qu’ils desservent. Depuis environ 8 mois, le SITTOMAT (syndicat de la communauté d’agglomération de Toulon, Var) attribue un poulailler à tout foyer adoptant deux poules.

Poules pour réduire les déchets

4 500 poulaillers distribués

Une poule adoptée, cela représente environ 150 kg de déchets alimentaires en moins par an. Ces charmants animaux, un peu gloutons, peuvent donc réduire considérablement les déchets organiques s’un foyer. Ce n’est pas la première initiative de ce genre. Ainsi en 2012 déjà, la commune de Pincé (Sarthe) avait offert, dans le but de réduire le volume de déchets organiques, des gallinacés aux administrés volontaires.

Le SITTOMAT n’offre pas les poules, mais, pour l’achat de deux (30 €), offre un poulailler d’une valeur de 150 €. Et l’opération connaît un succès qui dépasse de loin ses espérances. A tel point qu’elle est provisoirement close. Alors qu’il s’attendait à en distribuer un millier, ce ne sont pas moins de 4 500 poulaillers qui ont été réclamés. Cela fait donc quelque 9 000 poules adoptés depuis 8 mois !

Près de 1 500 tonnes pour 9 000 poules

Soit environ 300 kg de déchets alimentaires en moins à traiter par foyer adoptant. Soit encore près de 1 500 tonnes de déchets disparus dans l’estomac de ces charmantes bêtes plutôt que dans l’incinérateur ! Car ces gallinacés ne sont pas difficiles à nourrir : restes de repas et de jardinage, épluchures de fruits et de légumes, tout leur convient ! Autre avantage pour les foyers adoptant des poules : ils sont régulièrement pourvus d’œufs frais.

Le SITTOMAT met toutefois quelques conditions à cette distribution. Il faut ainsi disposer d’un espace extérieur de 10 m² au moins et de préférence engazonné. De plus en faisant l’acquisition des deux poules, il est nécessaire de s’engager à s’occuper de leur bien-être, de les conserver 3 ans et de ne pas les abattre pour les manger. Enfin, le but étant la réduction du volume des déchets organiques, les foyers doivent nourrir les poules avec les déchets alimentaires et fermentescibles issus des repas de la famille.

Mais le SITTOMAT fait bien les choses : l’acquisition des poules se fera, au moment de la distribution, auprès d’un éleveur qui sera présent pour veiller à leur bonne installation. Pour la suite, il remet au foyer un guide pratique, expliquant comment installer les poules, les nourrir, les entretenir et les soigner, afin de veiller à leur confort.

Sources : SITTOMAT, L’Info Durable

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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