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Du biocarburant de deuxième génération bientôt produit

miscanthusUne usine-pilote de production de bioéthanol de deuxième génération vient d’être inaugurée sur la zone d’activités de Pomacle et Bazancourt (Marne) dans le cadre du projet Futurol, qui regroupe une dizaine de partenaires publics et privés, dont l’INRA (Institut National de Recherche Agronomique) et l’ONF (Office National des Forêts), et vise à mettre au point et à commercialiser un procédé complet de production. Grâce à cette unité de démonstration, il va franchir une nouvelle étape, en expérimentant la production d’un agrocarburant à partir de matières premières végétales diverses (paille, déchets agricoles ou de sylviculture, miscanthus…) qui ne viennent pas en concurrence avec l’alimentation.

Sur 5000 m², cette usine-pilote permettra un « test grandeur nature » grâce à la production de 180 000 litres de bioéthanol par an. Autrement dit, une démonstration vingt fois plus petite que le prototype industriel qui pourrait apparaître en 2015, sur un des sites du groupe sucrier français Tereos ; et à l’échelle 1/1000ème, par rapport aux unités de production qui pourraient se mettre en place dés 2016, si les résultats sont concluants. La centaine de chercheurs associés au projet va ainsi pouvoir valider les résultats obtenus en laboratoire et tester chaque étape en l’optimisant pour les différents types végétaux utilisés.

La matière première une fois broyée pour assurer son homogénéisation circule de cuve en cuve, où elle subit différents traitements, jusqu’à sa mise en fermentation avec des levures qui la convertissent en alcool. La variété des matières premières utilisées permet une filière de production et un approvisionnement local, sans se limiter à un seul produit qui peut venir à manquer :

La production de bioéthanol de deuxième génération doit pouvoir être localisée n’importe où dans le monde, alterner les matières premières utilisées selon les saisons et être, le cas échéant, mise en oeuvre dans les unités de première génération.

Toutefois ce produit ne sera vraiment viable qu’avec un coût de revient (actuellement supérieur aux agrocarburants de première génération)  et un bilan environnemental corrects. Pour le prix de revient, cela s’améliore si l’on en croit D.Dutartre, président de Futurol :

La moitié du chemin est faite. Depuis le démarrage du projet, le coût de revient a été divisé par deux. Il faut encore le réduire de moitié, en gagnant sur tous les postes de la chaîne de production, pour devenir compétitif.

Pour l’impact environnemental, c’est encore l’inconnu, même si le secrétaire général de Futurol, B. Trémeaux se montre plutôt optimiste :

L’originalité de notre approche est sa polyvalence. L’utilisation de matières premières diversifiées (résidus agricoles, coproduits forestiers, taillis à rotation courte, plantes dédiées) permettra aux futurs sites de production de s’approvisionner localement, en toute saison. C’est un gage de viabilité économique et de limitation de l’impact sur l’environnement.

Sources : Le Monde, Enerzine, blog.environnemental.info (image)

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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