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Eau : une hausse moyenne de 6,3 % en trois ans

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L’enquête menée sur le service de l’eau par 60 Millions de Consommateurs et France-Libertés montre que dans 85 % des grandes villes françaises, le prix de l’eau a augmenté plus vite que l’inflation entre 2011 et 2014. Cependant la hausse moyenne de 6,3 % cache d’importantes disparités entre les villes, car tous les consommateurs ne sont pas logés à la même enseigne : beaucoup d’augmentations, dont certaines vertigineuses, mais aussi quelques baisses surprenantes.

L’enquête a porté sur les 150 principales villes de France et s’appuie sur leurs rapports annuels publics 2010 et 2013, pour celles qui les ont fournis, et sur les factures d’eau des consommateurs, en cas de non réponse de la ville. Que le prix de l’eau soit différent d’une ville à l’autre est normal, car toutes n’ont pas les mêmes contraintes (qualité des nappes phréatiques, assainissement des eaux usées différent selon le type de rejet – domestique, industriel, agricole). « L’eau est précieuse partout, mais encore plus à Evreux, Saint-Quentin et Laon » constate les associations, car le mètre cube y coûtait plus de 5 € au 1er janvier 2014. Evreux se distingue d’ailleurs particulièrement en s’adjugeant la première place des augmentations : + 37 % en 3 ans, loin devant Bar-le-Duc (25 %) et Agen (24 %). Si le prix de l’eau a augmenté plus vite que l’inflation dans 85 % des villes étudiées, dans une ville sur deux, la hausse est même deux fois supérieure à celle-ci.
hausse des prix de l'eau
Le même argument est mis en avant par toutes les villes pour justifier ces augmentations : la hausse de la TVA, passée de 5,5 % en 2011 à 10 % en 2014, sur la partie assainissement. Selon 60 Millions de Consommateurs, ce n’est pas le seul élément d’explication : « Dans certaines régions, les agences de l’eau ont augmenté les redevances pour lutter contre les pollutions. Mais la décision d’augmenter ou baisser le prix de l’eau relève aussi de choix politiques locaux. Trop souvent, c’est une stratégie à long terme qui fait défaut. » Ainsi pour la ville d’Evreux, les habitants paient la note des choix coûteux de l’agglomération.

Mais à l’inverse, certains consommateurs – beaucoup moins nombreux – ont vu leurs factures d’eau diminuer sensiblement. A Antibes, par exemple, le prix de l’eau à chuté de 56 % et arrive au tarif défiant toute concurrence de 1,50 €/m3 ; tout cela « grâce à une renégociation rondement menée de son contrat avec Veolia« . Seules cinq villes au total enregistrent une baisse à deux chiffes (entre 13 et 24 % pour les quatre autres).

L’étude montre aussi, et encore une fois, que la part de l’abonnement pénalise les petits consommateurs. Ainsi, dans certaines villes (Avignon, Foix…) une personne seule paie le mètre cube d’eau 40 % plus cher qu’une famille de 4 personnes : « Le montant de l’abonnement est parfois tellement élevé et prend une part tellement importante dans la facture totale que réduire sa consommation ou l’augmenter de quelques mètres cube par an ne se voit presque pas sur la facture… »

Source : 60 Millions de Consommateurs

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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Une réponse sur “Eau : une hausse moyenne de 6,3 % en trois ans”

  1. Les habitants de certaines villes ne sont vraiment pas gâtés… Après il reste toujours possible de faire quelques éco gestes au quotidien pour économiser l’eau.

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