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Ecol’Air : pour une meilleure qualité de l’air dans les écoles

A l’occasion de l’atelier sur la qualité de l’air, organisé fin juin par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur, l’ADEME a présenté 15 fiches-actions et deux guides dans le cadre du programme Ecol’Air. Depuis début janvier 2018, les sites d’accueil collectif d’enfants de moins de 6 ans, écoles maternelles et crèches, ont en effet obligation de mesurer la qualité de l’ai dans leurs locaux.

Qualité de l’air et santé

Alors que les enfants passent régulièrement 30 % à 45% de leur temps dans les salles de classes, l’air respiré dans cet environnement peut contenir un certain nombre de polluants, susceptibles d’avoir des effets sur leur confort et leur santé. Il convient donc d’y détecter les concentrations de substances jugées « hautement prioritaires » : formaldéhyde, dioxyde d’azote (NO2), monoxyde de carbone (CO), benzène, particules fines.

Le CO2 intervient de plus dans ces mesures de qualité de l’air en tant qu’indicateur, car il témoigne du confinement de l’air, situation qui entraîne l’augmentation de la concentration de la plupart des polluants de l’air intérieur

La mallette Ecol’Air, un kit complet

Cette mallette de fiches et de guides publiés par l’ADEME dans le cadre du programme Ecol’Air s’adresse donc aux services techniques des collectivités locales, bureaux d’études, directeurs et personnels d’établissements, agents d’entretien, agents de maintenance, enseignants, etc. Ils sont relatifs au contrôle des sources de polluants, au traitement de l’air, à la limitation de l’exposition des occupants et à l’éducation de l’ensemble des acteurs.

La première étape consiste à agir à la source des polluants (matériaux de construction, de décoration, d’ameublement, produis d’entretien…). L’ADEME propose donc des fiches pratiques pour :

  • Choisir et mettre en œuvre des matériaux de construction et produits de finition (colle, joint, peinture, vernis…) qui ne seront pas à l’origine de la présence en suspension dans l’air de fibres et de particules et d’émissions de composés organiques volatils (COV).
  • Choisir et installer le mobilier : grande surface d’émission qui peut impacter de manière significative la qualité de l’air. Il faut privilégier le mobilier labellisé, particulièrement pour les produits dérivés du bois (Ecolabel européen, NF Environnement Education…).
  • Choisir une prestation de nettoyage des locaux et des produits d’entretien écologiques : an bannissant par exemple la Javel car elle altère la qualité de l’air.
  • Choisir et acheter des fournitures scolaires en sélectionnant des fournitures labellisées, les stocker dans des espaces spécifiques et informer les parents d’élèves sur l’impact potentiel des fournitures qu’ils achètent.

Connaître les bons gestes

Aérer, ventiler, représentent une autre priorité puisque la mauvaise qualité de l’air peut induire des problèmes de condensation à l’origine du développement de moisissures. Celles-ci peuvent avoir un impact sur la santé des plus jeunes : un manque de ventilation accroît ces problèmes.

Désodoriser, désinfecter, peuvent aussi agir sur la qualité de l’air. Et pas forcément en bien. Il vaut mieux renouveler l’air en aérant régulièrement naturellement ou par VMC. L’ADEME considère la sensibilisation du personnel et l’aération des locaux les deux leviers principaux pour améliorer la qualité de l’air intérieur.

Source : ADEME

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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