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EcoTitanium : lancement en France du recyclage du titane

En décembre 2014, UKAD, spécialisé dans le forgeage du titane, l’Etat (par l’intermédiaire de l’ADEME) et le Crédit Agricole ont signé l’accord de lancement du projet EcoTitanium, qui vise à construire et exploiter la première usine de recyclage de titane de qualité aéronautique en Europe, afin de créer une source d’approvisionnement à l’échelle européenne et de garder la maîtrise du titane, matière première rare et cruciale pour la filière aéronautique.
ecotitanium
Ce projet de recyclage de titane aéronautique doit ainsi permettre aéronautique européenne de disposer d’une nouvelle voie d’approvisionnement, indépendante des voies américaine et russe et de mieux maîtriser cet approvisionnement stratégique pour la filière. Les trois actionnaires du projet se répartissent ainsi les parts : UKAD, porteur industriel du projet, 43,5 %, l’Etat, par l’intermédiaire de l’ADEME, dans le cadre d’une prise de participation par le Programme d’Investissement d’Avenir, 41,3 % et la Caisse Régionale du Crédit Agricole Centre France, 15,2 %.

L’UKAD, filiale d’Aubert et Duval (groupe Eramet), spécialiste de la métallurgie haut de gamme, et de la société kazakhe UKTMP a installé à Saint Georges de Mons (Puy de Dôme) en 2011, une usine de transformation de lingots de titane, destinés à fabriquer et à revendre des produits en titane, en grande partie pour le marché de l’aéronautique. C’est donc tout naturellement que ce site a été retenu pour y construire l’usine de recyclage de titane. Mais pour accueillir cette nouvelle entité, la commune a dû modifier son plan local d’urbanisme (PLU) : les parcelles concernées étaient en effet classées en zone naturelle (ZN).

Le projet de recyclage de titane aéronautique a également pour objectif d’amener cette filière au meilleur niveau mondial de compétitivité et l’usine mettra en œuvre des technologies nouvelles en Europe pour ce type d’application, notamment un four plasma. Elle sera dimensionnée pour atteindre, à plein régime, une production d’environ 4 000 tonnes par an de lingots de titane. Pour UKAD, l’enjeu est important puisque le projet EcoTitanium lui permettra de développer de nouveaux marchés et d’acquérir des compétences dans le recyclage du titane et d’autres métaux nobles, avec l’exploitation de technologies de pointe.

Sources : ADEME, Eramet

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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