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Efficacité énergétique : le point sur les pratiques au bureau

La gestion de l'énergie au bureau, étude de Riposte VerteDans un parc immobilier de 180 millions de mètres carrés en France, la consommation énergétique a augmenté de 30 % en 30 ans : une hausse due à cet accroissement justement, mais aussi au confort accru et au développement des usages. Riposte Verte, en partenariat avec GreenIT, a mené son enquête pour recueillir les données concrètes sur les pratiques quotidiennes au bureau et alimenter le débat sur l’efficacité énergétique. Les travaux sur le bâtiment sont actuellement encouragés, mais que font les occupants ?

Première constatation, l’énergie verte reste marginale dans l’approvisionnement de bureaux où les opérateurs historiques, EDF (77 %) et GDF (28 %) se taillent toujours la part du lion de l’énergie consommée. Peu étonnant, puisque un tiers des structures concernées n’analysent pas leurs factures, ne se posent aucune question sur l’adaptation des contrats et ne suivent pas l’évolution de leur consommation. Un autre tiers ignore même totalement si cela existe dans leur entreprise. La sensibilisation aux économies d’énergie passe pourtant par un suivi dans le temps.

L’éclairage y est généralement peu traité. Le taux d’équipement en lampes basse consommation reste stable depuis deux ans (la précédente enquête date de 2011) : la moitié des bureaux en sont majoritairement équipés, 16 % à 100%. Mais une personne sur deux seulement déclare avoir reçu des consignes dans la gestion de la lumière, bien que trois sur quatre déclarent adapter l’éclairage à la luminosité extérieure.

Pour le chauffage, les deux tiers des occupants déclarent ne pas avoir reçu de consignes spécifiques, mais d’eux-mêmes, 69 % le régulent grâce à un système thermostatique et 54 % déclarent le moduler selon la température extérieure en journée et l’occupation des locaux.

Côté informatique, remarque Riposte Verte, les bonnes pratiques ne sont pas assez connues. Pour 7 unités centrales (type tours), un seul boitier réseau est installé, alors qu’il consomme beaucoup moins d’énergie. 43 % des bureaux sont équipés d’ordinateurs portables, plus économes, mais plus difficiles à recycler. Alors que pour 55 % des bureaux, la fréquence de renouvellement s’établit entre 4 et 5 ans, sensibiliser les utilisateurs ne devrait pas porter uniquement sur l’usage des matériels, mais aussi sur les équipements eux-mêmes (impacts, énergie grise…) et leur traitement en fin de vie. Or les utilisateurs ne connaissent pas ces données : 58 % ignorent si leur écran bénéficie d’un éco-label, 66 % pour l’unité centrale et 46 % pour le portable. Plus révélateur de leur manque d’intérêt pour la question, 96 % ignorent la consommation de l’ordinateur sur lequel ils travaillent : pour ceux qui tentent de répondre à cette questions, les consommations données sont pour le moins disparates, entre 23 kWh annuels et 7 500 kWh ! Seul un tiers des organisations donne des consignes sur l’utilisation du matériel informatique. Du coup, trop peu connue, la mise en veille prolongée n’est utilisée que par une personne sur 7, et le matériel éteint par une sur 10, avant une réunion ou la pause déjeuner. Mais l’extinction le soir se généralise (8 personnes sur 10).

Si le matériel d’impression est généralement performant, il n’en va pas de même de son utilisation. Les imprimantes individuelles sont en diminution : 15 % en sont équipées, mais 96 % ont accès à du matériel d’impression collectif, dont les avantages sont nombreux (impression recto-verso, 2 pages en une, mise en veille…). Mais un copieur sur 3 ne se met pas en veille automatiquement, et seul un tiers du parc est éteint le soir. Pour les imprimantes individuelles, une sur 4 est éteinte avant la pause déjeuner, et 2 sur 5 seulement le soir.

Les résultats de cette enquête montrent que les organisations ne profitent pas suffisamment d’une politique énergétique formalisée pour leurs bâtiments tertiaires. Il manque une volonté d’agir sur tous ses aspects, c’est à dire clairement définir ses engagements aussi bien pour la gouvernance sur le site que pour son approvisionnement, les achats d’équipement, leur utilisation et leur traitement en fin de vie. (…) Le manque de procédures mises en place (paramétrages automatiques notamment) et de consignes données aux utilisateurs pénalisent la performance (environnementale) des systèmes et machines, donc du site.

Source : Riposte Verte

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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