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Electricité : un premier bilan du Diagnostic Electrique Obligatoire

Installation electrique vetusteUn incendie domestique sur trois est d’origine électrique : c’est en partant de cette constatation que, 2 ans après sa mise en œuvre, Promotelec se penche sur les résultats du Diagnostic Electrique Obligatoire (DEO), réalisé à la vente d’un logement lorsque l’installation a plus de 15 ans : celui-ci évalue les risques pouvant porter atteinte à la sécurité des personnes. Or le parc de logement a vieilli, et l’organisme constate, au travers d’une étude TNS Sofrès, que les deux tiers des installations électriques anciennes ne sont pas conformes, et présentent donc des risques :

Avec le vieillissement du parc de logements, les installations électriques anciennes sont de moins en moins adaptées aux appareils modernes aujourd’hui présents en masse dans nos foyers (appareils électroménagers de type plaques à induction, équipements multimédias…).

C’est ce qu’avait déjà constaté, quelque temps avant la mise en service du DEO, Bruno Gendron, ingénieur électricien de Promotelec :

Il faut tout d’abord constater qu’aujourd’hui, une installation qui fonctionne ne signifie pas obligatoirement qu’elle ne présente aucun danger. Connaître sa date de mise en service est déjà un bon moyen de savoir à quoi s’en tenir.

Si l’installation a plus de 30 ans et qu’elle n’a connu aucune rénovation, elle est obsolète : le matériel est vétuste et n’est plus adapté au besoin de l’utilisateur. Il faut donc prévoir rapidement des travaux de rénovation car il est très probable que l’installation soit dangereuse. (…) Si l’installation a été mise en service entre 1974 et 1991, il faut être prudent.

Mais le DEO devient maintenant familier, et 93 % des acquéreurs de biens immobiliers en ont pris connaissance avant l’achat. Ils le considèrent même comme un élément important, puisque pour trois propriétaires sur cinq, il a même servi d’argument pour la négociation du prix d’achat lorsqu’il présentait des points d’insécurité. Et c’est le cas deux fois sur trois.

L’étude relève par contre que, dans 97 % des cas, les travaux préconisés ont été réalisés. Pourtant ces travaux ont un coût loin d’être négligeable : en moyenne, 3 800 €, relève Promotelec qui souligne que le prix augmente avec la superficie du terrain. Une précision importante, car le chiffrage n’en est pas aisé. Ainsi, Bruno Gendron précisait :

Le coût d’une mise en conformité d’une installation est très difficile à chiffrer. Dans l’existant, les travaux relatifs à l’installation électrique font souvent intervenir le bâti. Déplacer un tableau électrique n’est pas coûteux en soi, mais s’il faut casser une cloison, cela coûtera tout de suite plus cher. Quand l’installation est trop ancienne, une mise en sécurité partielle peut s’avérer plus coûteuse qu’une rénovation totale. Il faut donc prendre en compte tous ces coûts indirects pour évaluer le prix d’une mise en conformité.

L’Association Promotelec profite de ce communiqué pour rappeler les 6 exigences minimales de sécurité dans un logement :

  • la présence d’un appareil général de commande et de protection, facilement accessible : un dispositif différentiel détecte les fuites de courant qui s’écoulent vers la terre et coupe automatiquement le courant.
  • la présence d’au moins un dispositif de protection différentielle de sensibilité appropriée aux conditions de mise à la terre : les fils doivent être mis sous conduits, plinthes, moulures en matière isolante pour éviter leur dégradation.
  • la présence sur chaque circuit, d’au moins un dispositif de protection contre les surintensités adapté à la section des conducteurs : les disjoncteurs et les fusibles protègent les conducteurs électriques de l’installation des échauffements anormaux du fait de surcharges ou de court-circuit.
  • la présence d’une liaison équipotentielle et le respect des règles liées aux zones de sécurité dans les locaux contenant une douche ou une baignoire : ces matériels présentent d’importants risques d’électrisation, voire d’électrocution.
  • l’absence de matériels électriques vétustes, inadaptés à l’usage ou présentant des risques de contacts directs avec des éléments sous tension : dans ces locaux, la présence d’eau aggrave fortement le risque d’électrocution. Ceci impose de limiter l’équipement électrique au voisinage de la baignoire ou de la douche et de relier entre eux les éléments métalliques accessibles.
  • l’absence de conducteurs non protégés mécaniquement : cet appareil permet de couper facilement l’alimentation de toute l’installation électrique.

Sources : Promotelec, Maison à part, Batiactu (image)

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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