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EPFL : des panneaux photovoltaïques translucides en pare-soleil

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L’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) construit actuellement son futur Centre de conférences, le Swiss Tech Convention Center, qui exploitera, en première mondiale, une invention d’un chercheur de l’école, Michael Graetzel : des panneaux de cellules photovoltaïques à colorant translucides, utilisés comme pare-soleil sur la façade ouest.

EPFL PVEn effet, les pare-soleils initialement prévus en verre sérigraphié seront remplacés par ces panneaux photovoltaïques translucides et colorés, constitués de « cellules Graetzel » (du nom de leur inventeur), qui constitueront, en plus de leur utilité, un élément décoratif de l’ensemble. Pour cela, 1 500 modules de 30×50 cm, soit une surface de 300 m², seront assemblés par une société vaudoise, Solarinox. Celle-ci, qui en a acquis le brevet, estime, « au terme d’une batterie de tests intensifs, (…) avoir atteint une fiabilité suffisante pour passer du laboratoire au démonstrateur en conditions réelles. » Michael Graetzel se réjouit de voir sa technologie exploitée dans un projet architectural d’envergure et explique qu’il s’agit d’une « étape importante vers la diffusion à large échelle des cellules solaires à colorant, dont le principe s’inspire de la photosynthèse du monde végétal. »

Contrairement aux cellules photovoltaïques basées sur le silicium, opaques, les modules de cellules Graetzel sont transparents. Ils s’orneront pour l’occasion de teintes rouges et orangées, selon un arrangement dessiné par l’artiste lausannoise Catherine Bolle, et rempliront deux fonctions : «  la protection contre le rayonnement solaire sur la façade vitrée, afin de réguler la température intérieure du bâtiment, et la production d’électricité renouvelable. » Celle-ci est d’ores et déjà estimée à 8 000 kWh par an, ce qui n’assurera qu’une petite partie de l’alimentation électrique du bâtiment. Mais, même si le rendement de ce type de capteurs se révèle inférieur à celui des cellules en silicium, ces derniers s’intègrent bien mieux dans le projet et présente un autre avantage : « l’industrialisation de cette technologie laisse augurer d’un bon rapport coût/efficacité car le processus de fabrication ne recourt pas à des hautes températures – gourmandes en énergie – ou à des matériaux rares » .

Cet élément de façade, rendu possible par l’investissement de Romandie-Energie, sera construit à l’automne 2013, et le bâtiment inauguré au printemps 2014. Ainsi, souligne Francis-Luc Perret, Vice-Président pour la planification et la logistique de l’EPFL, « ce que nous réalisons sur ce Centre de congrès est un démonstrateur technologique, une vitrine destinée à attirer l’attention sur un procédé phare inventé dans notre Ecole, à le tester en vraie grandeur et à démontrer son important potentiel architectural. »

Source : EPFL

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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