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ERDF et le Groupe La Poste lancent le projet Infini Drive

Infini DriveERDF et le Groupe La Poste ont profité de la Semaine européenne de la mobilité pour lancer, dans quatre villes françaises (Nice, Nantes, Grenoble et Paris), le projet Infini Drive qui vise à mettre en place des infrastructures de recharge de véhicules électriques et à en assurer une gestion intelligente. Pour cela, ils ont réuni un consortium de 8 partenaires (experts de l’industrie, du service et de la recherche, universitaires) qui mettront chacun leurs compétences à disposition pour  mener à bien cet ambitieux programme, qui nécessite un investissement de 9,1 millions d’euros.

En effet, équiper des entreprises de flottes de véhicules électriques représente un atout non négligeable pour éviter des émissions de CO2, mais il ne faut pas que cela se transforme en inconvénient et ne produise au final l’effet inverse en raison d’une mauvaise gestion. Par exemple, si 50 000 véhicules électriques demandent simultanément une recharge, cela équivaut à la production d’une à deux tranches nucléaires. Imaginons ce que donneraient, en termes de pics de consommation, les flottes de véhicules électriques des entreprises branchées au même moment, soit en fin de journée de travail. Or, en cas de pics de consommation, il faut faire appel aux centrales thermiques plus émettrices de CO2.

Le projet Infini Drive, financé pour un tiers par l’ADEME, vise à optimiser la charge des véhicules pour limiter les pics de consommations sur le réseau. Il s’agit d’un enjeu important pour ERDF, comme pour La Poste qui doit s’équiper de 10 000 véhicules électriques. Michel Magnan, directeur ERDF-Côte d’Azur souligne lors de la conférence de presse :

A l’horizon 2020, on estime à deux millions le parc de véhicules électriques en France ce qui représenterait 1 à 2 % de la consommation totale d’électricité mais, en cas de recharge simultanée, cela peut représenter un besoin de puissance de 10 % supplémentaires.

Il faut donc parvenir à développer des solutions intelligentes pour éviter cet écueil. Le consortium s’est donc fixé pour objectif de « concevoir, avec une approche pragmatique et évolutive, un système de pilotage des infrastructures de recharge permettant un déploiement économiquement viable et écologiquement durable des flottes de véhicules électriques. » G2 Mobility, start-up spécialisée dans les systèmes de charge pour flottes captives fournira les bornes de recharge ainsi que les technologies destinées à optimiser la charge en favorisant les heures creuses. Le laboratoire I3M, de l’université de Nice-Sophia-Antipolis se concentrera, quant à lui, sur la communication d’aide au changement et Francine Boillot-Grenon précise :

Notre rôle est de favoriser une communication interne qui permette d’accompagner le changement induit par l’arrivée des véhicules électriques. Un accompagnement indispensable pour assurer une meilleure acceptation du changement technologique.

Greenovia, solution conseil en transport et mobilité éco-responsables aux utilisateurs de flotte de véhicules, devra collecter l’ensemble des informations recueillies sur les quatre sites d’expérimentation. Ces résultats amèneront à la publication annoncée pour la fin 2013 d’un « Livre vert des infrastructures de flottes captives » par ERDF et le Groupe La Poste.

Sources : Avem, La Poste, Enviscope

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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