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Et les hydroliennes, que deviennent-elles ?

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Alors que l’Arcouest, l’hydrolienne expérimentée par EDF au large de Paimpol-Bréhat, vient d’être remontée après quatre mois d’immersion et doit retourner à Brest pour un bilan de ce test, une deuxième, cette fois de l’entreprise concurrente Sabella, baptisée simplement « D10 » , devrait être déployée, toujours en Bretagne, mais cette fois dans le Fromveur, puissant courant entre l’île d’Ouessant et l’archipel de Molène, dès la fin de l’année.

Du côté de l’Arcouest, l’hydrolienne d’OpenHydro (racheté par DNCS) a démontré au cours de ces mois d’expérimentation ses bonnes performances et devrait entrer en service en 2015-2016. mais dans l’immédiat, elle doit être acheminée vers Brest pour une période d’entretien et d’analyse des données enregistrées. Selon EDF, la machine n’a pas bougé pendant les tempêtes qui se sont succédé sur la zone et a continué à tourner. Mais le programme avait pris quelque retard l’année dernière en raison de l’avarie du treuil de la barge chargée de la transporter. L’immersion des quatre machines du même type, qui devait intervenir à l’été 2014, ne se fera pas avant un an, pour un début de production à l’horizon 2016.

sabella hydrolienne

Sabella compte par contre installer sa D10, entièrement fabriquée en France et assemblée en Bretagne, fin 2014, car la machine devrait être terminée en septembre-octobre : « La génératrice électrique fabriquée dans le sud de la France est finie. Les différents éléments vont être montés et testés et revenir dans le grand Ouest pour la partie chaudronnerie fin avril-début mai. Toute la partie composite a été confiée au chantier CDK de Port-La-Forêt, en raison de son expertise de la fibre de carbone. Les deux premiers barreaux de pale sont faits. Les tests et mesures vont avoir lieu à Ifremer Brest » précise Jean-Christophe Allo, chef de projet de Sabella.

L’immersion de l’hydrolienne interviendra ensuite en fonction de la météo et de la disponibilité de navire. Elle sera alors immédiatement raccordée au réseau, même si, comme le souligne Jean-Christophe Allo, « nous sommes encore dans un projet de recherche et de développement. Nous n’avons pas le droit de vendre l’électricité produite. La machine sera cependant connectée au réseau et ERDF pourra la consommer. » Elle devrait donc aussi être une des premières à produire de l’électricité en France, et alimentera Ouessant où elle couvrira 15 % à 20 % des besoins en électricité de l’île.

Alors que le potentiel mondial de l’énergie hydrolienne est évalué entre 75 et 100 GW,  la France dispose d’un potentiel de 3 GW de production d’électricité par hydrolienne. Deux sites privilégiés pour l’installation de ces turbines sous-marines ont été identifiés : le passage de Fromveur, en mer d’Iroise, et le Raz Blanchard, situé entre la péninsule du Cotentin et l’île anglo-normande d’Aurigny.

Sources : Batiactu, AFP, EDF, Le Télégramme

 

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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