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Expérimentation dans l’Aube du plus gros stockage d’énergie éolienne

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venteeaERDF (Electricité Réseau de Distribution France) vient d’inaugurer à Chervey dans l’Aube le plus grand centre de stockage par batteries de France permettant d’intégrer « intelligemment » l’énergie produite par les éoliennes au réseau public. Ceci se déroule dans le cadre du projet Venteea (Voir l’énergie naturelle transformer l’exploitation de l’électricité dans l’Aube), accompagné par l’ADEME, qui vise à répondre à l’enjeu de l’insertion massive des énergies renouvelables dans le réseau.

Situé dans l’Aube car il s’agit du département qui concentre le plus d’éoliennes de moyenne et de forte puissances en France, le démonstrateur est composé de deux conteneurs de batteries lithium-ion de 2 MW, pilotées par ordinateur, capables de dispenser 1,3 mégawatt par heure aux quelque 3 000 usagers autour du site. « Le réseau électrique n’a pas été conçu pour transporter une énergie intermittente et aléatoire comme celle des éoliennes ou du photovoltaïque. Le stockage intelligent permet donc de réguler et de fluidifier cette énergie » explique à l’AFP Didier Colin, le chef du projet de stockage expérimenté dans l’Aube, qui précise : « Toutes les productions d’énergies renouvelables sont aujourd’hui branchées directement sur le réseau de distribution ce qui peut entraîner des problèmes de tension par exemple, ce type de stockage intelligent permet de lisser les variations de cette électricité et de mieux gérer le flux. »

Le consortium responsable du projet associe à ERDF huit sociétés industrielles (dont Schneider Electric) et deux universités (Lille et Troyes) dans Venteea, d’une durée de trois ans, qui doit permettre de tester les apports des nouvelles solutions :

• expérimenter de nouvelles fonctions pour gérer la production ENR sur le réseau moyenne tension : prévisions de production éolienne, observabilité, réglage de la tension, stockage d’électricité, optimisation des pertes, pilotabilité des parcs éoliens ;
• étudier l’impact des EnR sur la qualité de l’onde, les plans de protection, la sécurité des biens et des personnes, et développer les solutions adaptées ;
• tester les matériels et logiciels innovants supports de ces fonctions : capteurs, détecteurs de défaut, transformateur à électronique de puissance, disjoncteur en réseau, contrôle commande des postes sources ;
• adapter les systèmes d’information d’ERDF pour prendre en compte les EnR et leur caractère intermittent dans les outils de planification et de cartographie. Faire évoluer les modèles de données liées aux productions EnR dans les SI et proposer des modèles aux instances de normalisation ;
• optimiser les coûts de raccordement des sites de production ENR en s’appuyant sur les flexibilités offertes par une automatisation plus poussée du réseau ;
• étudier les apports des solutions de stockage de l’énergie produite par les sites de production ENR comme moyen de stabilisation du réseau, et analyser les modèles d’affaire associé

L’expérimentation se poursuivra jusqu’à l’été 2016, avant de donner lieu à un bilan.

Sources : ERDF, ADEME, Connaissance des Energies (avec AFP)

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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