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FAO (2) : agir contre le gaspillage alimentaire

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FAOParallèlement à son étude sur les conséquences environnementales du gaspillage alimentaire, la FAO publie un guide à l’usage des gouvernements, industriels de l’agro-alimentaire, mais aussi des simples particuliers afin d’améliorer les procédés de récoltes, stockage, transformation, transport et vente au détail de la nourriture et d’éviter les pertes à toutes les étapes.

Accorder la priorité absolue à la prévention des pertes et gaspillage (diminution des pertes à la ferme dues à de mauvaises pratiques, meilleure adaptation de l’offre à la demande…), trouver des débouchés secondaires pour les excédents de produits alimentaires ou en faire don aux personnes les plus démunies, opter chaque fois que c’est possible pour le recyclage et la récupération (recyclage des sous-produits, digestion anaérobie, compostage, incinération avec récupération d’énergie…) sont autant de recommandations que le FAO développe dans ce document.

Les pertes de récoltes ont des causes très diverses : une période ou des conditions défavorables, des techniques ou des matériels inadéquats, mais aussi des infrastructures de transport et de stockage inadaptés, entre autres. Des investissements du secteur public pourraient affronter ces lacunes. A ces investissements viennent s’ajouter ceux réalisés dans les nouvelles technologies et la  formation des agriculteurs.

Une meilleure sensibilisation à ces problématiques pour les distributeurs et les consommateurs importe également  : les entreprises comme les ménages doivent s’efforcer de surveiller leurs habitudes afin d’améliorer les données sur l’ampleur du gaspillage. Une meilleure communication entre tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement alimentaire permettrait de mettre en adéquation offre et demande (les écarts entre celles-ci représentent une des causes principales du gaspillage). De plus, le conditionnement des produits (éviter les emballages excessifs) a également son rôle à jouer.

Dans les pays développés, recommande le FAO, il faut encadrer la vente au détail dans un esprit plus soucieux de l’environnement : ainsi les critères « esthétiques » de la réglementation des fruits et légumes gagneraient à être révisés, car ce côté est souvent un facteur de perte (20 % à 40 % des produits frais ne correspondent pas aux critères esthétiques des commerçants et sont éliminés). Adopter de meilleures habitudes de consommation est une nécessité : « outre les analyses du gaspillage alimentaire dans les foyers, les consommateurs peuvent adopter de nombreuses techniques pour inverser ces tendances, comme: préparer des menus hebdomadaires, acheter des fruits et légumes « imparfaits », s’assurer que les réfrigérateurs fonctionnent bien, utiliser les produits défraîchis dans les soupes, et mieux accommoder les restes. De plus petites portions, la rotation des articles plus anciens sur le devant des rayons ou des étagères de frigidaires, la congélation des aliments en trop et le compostage des déchets sont d’autres moyens de lutter contre le gaspillage » précise l’organisation.

A cela doit s’ajouter la volonté des gouvernements d’adopter une législation visant à réduire le gaspillage alimentaire : « les législateurs devront adopter une série de mesures pouvant aller des cadres de politique aux déclarations d’intention, des mesures juridiques non contraignantes, comme recommandations et lignes d’orientation, à des lois plus catégoriques, telles que directives et réglementations. »

Mais il faut aussi développer la réutilisation des produits exclus de la chaîne alimentaire : le glanage (ramassage des denrées restant à pourrir dans les champs), la redistribution des excédents de nourriture comestible aux personnes dans le besoin (actuellement une fraction minime parvient aux banques alimentaires)…

Recycler les déchets alimentaires non réutilisables via la digestion anaérobie pour les décomposer en engrais et en biogaz (récupéré comme source d’énergie) fonctionne très bien, si les ménages trient soigneusement et séparent les matières organiques des ordures. Lorsque la méthanisation est impossible, le compostage apparait comme une solution de rechange. Enfin, l’incinération des déchets alimentaires avec récupération de l’énergie constitue la solution de dernier recours pour empêcher que ceux-ci ne finissent dans les décharges. Les émissions de méthane des décharges représentent une des premières sources d’émissions de GES de tout le secteur des déchets.

Source : FAO

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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