Blog d’Eco CO2

Vous donner les clés pour comprendre et agir pour la transition énergétique

Fracturation hydraulique : un moratoire décidé au Royaume-Uni

A la suite d’un rapport sur l’activité sismique récente près d’un site d’exploitation des gaz de schiste, le Royaume-Uni renonce à la fracturation hydraulique. Le gouvernement britannique a annoncé le 2 novembre un moratoire, estimant que cette méthode engendre des risques.

Moratoire sur la fracturation hydraulique au Royaume-Uni

Un tremblement de terre d’une magnitude de 2,9

C’est un rapport du régulateur du secteur qui a provoqué cette décision. Il a étudié l’activité sismique près du site d’exploitation de gaz de schiste de Preston New Road (Lancashire), dans le nord-ouest de l’Angleterre. Il faisait suite à un incident survenu en août dernier : un tremblement de terre de magnitude 2,9 avait été enregistré dans la région.

« Après avoir examiné le rapport de l’OGA (…), il est clair que nous ne pouvons pas exclure de nouvelles conséquences inacceptables pour la population locale », a déclaré dans un communiqué Mme Leadsom, ministre chargée des entreprise et de l’énergie. « Pour cette raison, j’ai conclu que nous devrions instaurer un moratoire sur la fracturation hydraulique en Angleterre avec effet immédiat. »

La fracturation hydraulique fortement contestée

L’industrie du pétrole et du gaz de schiste bénéficiait du soutien du gouvernement conservateur du Royaume-Uni, qui veut réduire la dépendance du pays aux importations de gaz naturel. En effet, 80 % des Britanniques se chauffent au gaz. La fracturation hydraulique est en revanche décriée par les associations environnementales en raison de son impact environnemental. Ces dernières jugent d’ailleurs l’exploitation des gaz de schiste incompatible avec l’engagement du Royaume-Uni d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Elles se réjouissent donc de cette décision. « Le grand pari du gouvernement sur la fracturation hydraulique est un fiasco » estime Greenpeace, par la voix de Rebecca Newsom, chef de programme au sein de l’ONG. Même son de cloche du côté des Amis de la Terre. Le directeur exécutif de l’ONG environnementale, Craig Bennett, y voit une « victoire immense pour les populations et pour l’environnement. Pendant près d’une décennie, les populations locales partout dans le pays ont mené un combat de David contre Goliath contre cette industrie puissante ».

Il espère que la loi rendra cette interdiction définitive, le gouvernement ayant seulement indiqué qu’il ne donnerait pas de nouvelles autorisations « à moins que de nouvelles preuves convaincantes ne soient fournies ».

Sources : Le Monde, FranceTV Info

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

Abonnez-nous au blog !

Les derniers articles

Articles similaires

Abonnez-nous au blog !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.