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France 2 propose une semaine sans électricité à Cabris (06) : enseignements et évolution des comportements

A Cabris (Alpes Maritimes), certains habitants ont vécu au mois d’octobre une expérience un peu particulière : France 2 leur a proposé de les suivre toute une semaine dans leurs foyers, privés d’électricité. Et couper soudain l’électricité dans une maison, cela change tout : plus de chauffage bien sûr, plus d’eau chaude, plus de lumière, mais aussi plus de téléphone, de télévision, d’ordinateur et des enfants qu’il faut occuper. Vécue différemment par chaque famille, cette semaine a semblé plutôt courte aux uns, mais terriblement longue aux autres.

La chaîne a sélectionné différentes familles, mais pour certaines, les factures d’électricité sont particulièrement salées : jusqu’à 3 000 €, voire 3 800 € annuels. Des télévisions dans toutes les chambres pour certains, de la musique en permanence pour d’autres, et surtout pour tous, la sécurité de savoir qu’il suffit de brancher un appareil pour s’en servir, pour se simplifier la vie, ou pour se distraire. Et des addictions multiples : qui à son téléphone, qui à sa télévision ou à sa console de jeu, qui à son aspirateur ! Apprendre à se passer de tout va demander une adaptation pas toujours facile et une redécouverte de l’entraide : c’est là le bon côté de la chose !

Une semaine sans electricité

Si remplacer la lumière électrique par des bougies, des lampes à gaz… ou des piles électriques ne semblent pas poser de problème particulier, il en va tout autrement du chauffage et de l’eau chaude. L’émission a été tourné en octobre, il ne faisait pas encore trop froid, mais tout de même : les poêles à bois, au charbon ou au fuel ont repris du service, et les « anciens » ont pu apprendre aux jeunes des gestes totalement oubliés, comme l’utilisation d’une bassinoire, bien pratique finalement pour réchauffer les lits des enfants. Pour l’eau chaude, chacun va devoir se débrouiller : utiliser une douche solaire (vite abandonnée), bricoler un système à partir d’une poubelle, ou faire chauffer des litres d’eau sur un système à gaz pour assurer le bain des enfants, ou encore se doucher à l’eau froide…

Pour la cuisine, tout le monde se réadapte au gaz et tout va à peu près bien, même si monter une crème n chantilly sans batteur électrique se révèle plus compliqué que prévu. Et puis se retrouver pour un barbecue géant, c’est plutôt agréable. On redécouvre le plaisir du café sans cafetière électrique, le lait chauffé sur la cuisinière plutôt qu’au micro-onde, mais là ne résident pas vraiment les difficultés.

Ce qui change surtout, c’est dans les familles où les relations parents-enfants doivent se réorganiser, et dans le village où un système d’entraide s’installe. Les enfants, sans télévision, jouent ensemble et imaginent des histoires, et surtout ils apprécient d’avoir leurs parents plus disponibles, puisque ni sollicités par le téléphone, ni « scotchés » devant la télévision : on redécouvre en famille, ou avec les voisins, les sorties en plein air ou les jeux de sociétés.

Cette expérience collective sans électricité permet de porter un autre regard sur nos conditions de vie modernes, et en fait ressortir les excès. C’est aussi l’occasion de s’apercevoir que, si l’électricité facilite sérieusement la vie et rend bien des services, elle peut aussi être facteur d’isolement. Ici la solidarité naît de cette expérience : solidarité entre membres de la famille et aussi entre voisins. Même si quelques rares personnes frôlent la dépression sans leur environnement confortable. Globalement les enfants et les plus âgés s’habituent les plus facilement : les premiers le prennent comme un jeu et s’en amusent, les seconds retrouvent des gestes de leur enfance, quand l’électricité n’était pas aussi omniprésente.

Et puis, cela permet de rendre concret ce dont on ne se rend plus compte : l’électricité est nécessaire, simplifie la vie, mais on doit apprendre à maîtriser sa consommation. Si toutes les familles étaient finalement heureuses de retrouver au bout de la semaine le confort auquel elles étaient habituées, il serait tout aussi intéressant de voir comment elles réutilisent l’électricité, après en avoir été privées (volontairement) pendant ces quelques jours.

Source : France 2 (Une semaine sans électricité)

 

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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4 réponses sur “France 2 propose une semaine sans électricité à Cabris (06) : enseignements et évolution des comportements”

  1. C’est avec ce type d’expérience que l’on se rend compte que l’on est totalement dépendant de l’électricité et que l’on a du mal à se passer de tout ces appareils qui rythment notre quotidien!..

  2. J’ai adoré suivre cette émission!! Cela nous montre vraiment à quel point nous sommes dépendants de tous ces appareils électriques !! Que ferait on sans eux?!! Je vous le demande!

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