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Gaspillage alimentaire : les dates de péremption à revoir

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livre blanc : dates de péremptionL’application To Good To Go et l’association France Nature Environnement (FNE) ont publié un livre blanc sur les dates de péremption des produits. Il préconise de travailler sur ces dates afin de réduire le gaspillage alimentaire. Il formule en conclusion plusieurs propositions dans ce sens.

Sécurité alimentaire

Sous le titre Les dates de péremption, une idée dépassée ?, le livre blanc pose la question suivante : « comment réviser les dates de péremption pour en faire un véritable indicateur sanitaire et durable fiable afin de réduire le gaspillage alimentaire ?« . Celles-ci assurent la sécurité alimentaire du produit et reposent sur la confiance entre les fabricants et les consommateurs. Une confiance maintenant ébranlée face à la diversité des dates apposées sur les produits.

Les consommateurs font des confusions entre la date limite de consommation (DLC) – « à consommer jusqu’à » – et la date de durabilité minimale (DDM, ex-DLUO) – « à consommer de préférence avant le/fin ». La première est un indicatif sanitaire, la seconde un indicatif de qualité.DDM - à consommer de préférence jusqu'àLes dates de péremption ont des répercussions sur toute la chaîne alimentaire, de la production à la distribution, jusqu’au consommateur. La relation entre fabricants et distributeurs est soumise à la règle des 1/3 2/3. Le fabricant détient le produit pendant le premier tiers, le distributeur pendant les deux tiers restants.

Des dates de péremption responsables de gaspillage

Durée de vie produitOr ces dates sont responsables de 10 % des 88 millions de tonnes de gaspillage alimentaire. Soit l’équivalent de 3 à 6 milliards d’euros. Ce gaspillage est induit par un manque d’harmonisation et de partage de bonnes pratiques, des règles contractuelles contraignantes et des « raccourcis pris quant à l’impératif d’éducation et de sensibilisation« .

Pour restaurer le climat de confiance entre l’industrie agro-alimentaire, les producteurs et les consommateurs, ces derniers doivent pouvoir se fier à des dates crédibles et ayant une réelle valeur sanitaire. Par exemple, « D’après une étude de 60 millions de consommateurs, les yaourts ont une DLC de 30 jours, bien que leur acidité et teneur en probiotiques ne se dégrade pas pour encore 3 semaines de plus« , explique le livre blanc. Un travail entre les différents acteurs se révèle donc nécessaire.

« Les dates de péremption ne sont pas une idée dépassée, si elles s’inscrivent dans une démarche de transparence qui vise à assurer la sécurité alimentaire des consommateurs tout en endiguant le gaspillage alimentaire« , plaide le livre blanc.

4 recommandations prioritaires

Dans ce but, le livre blanc se conclut par quatre recommandations prioritaires :

  1. Travailler en concertation par interprofession pour harmoniser les dates de péremption. Plurielles et aléatoires, elles manquent de crédibilité. Une harmonisation participerait à une meilleure compréhension et acceptation du public et favoriserait la diminution du gaspillage alimentaire.
  2. Réviser la mention « Date de durabilité minimale » afin d’assurer la compréhension par les consommateurs. DLC et DDM sont trop souvent confondues. Cela induit un gaspillage alimentaire hautement évitable. Il convient de repenser la mention des DDM et l’inscription sur le packaging.
  3. Favoriser l’éducation et la sensibilisation du grand public, afin d’assurer une meilleure compréhension de ces dates. Le consommateur demande ces informations. Il est de la responsabilité des fabricants, des distributeurs et de L’État de les lui fournir.
  4. Assouplir les règles contractuelles qui régissent la relation entre fabricants et distributeurs pour favoriser la revalorisation. la règle rigide des 1/3 2/3 induit un gaspillage qui pourrait être évité, en permettant aux fabricants de valoriser les produits de marque distributeur qui n’ont pas respecté les règles fixées contractuellement et doivent sortir du circuit de vente.

Source : Too Good To Go

 

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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Une réponse sur “Gaspillage alimentaire : les dates de péremption à revoir”

  1. La DDM est exprimée sur les conditionnements par la mention « À consommer de préférence avant le… » complétée par l’une des indications suivantes :
    – jour et mois pour les produits d’une durabilité inférieure à 3 mois
    – mois et année pour les produits d’une durabilité comprise entre 3 et 18 mois ;
    – année pour les produits d’une durabilité supérieure à 18 mois.
    C’est un format de date, selon le règlement européen, Règlement (UE) n°1169/2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires dit INCO 2011.
    Ces durées ci-dessus ne nous disent rien sur le délai de distribution après la DDM !!

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