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Geco air ou comment mesurer l’impact de ses déplacements sur la qualité de l’air ?

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Application GECO AirL’IFP Energies Nouvelles (IFPEN) vient de mettre au point la première application pour smartphone permettant de mesurer l’impact de ses déplacements sur la qualité de l’air que l’on respire, Geco air. Une application bien pratique par ces temps de pics de pollution répétitifs de l’air, pour sensibiliser chacun d’entre nous à la qualité de l’air et à l’impact environnemental des trajets que nous effectuons quotidiennement. Ce véritable baromètre de mobilité propre, développé par l’IFPEN en partenariat avec l’ADEME, est téléchargeable gratuitement (et sans publicité) sur les stores IPhone et Androïd.

Geco air vient nous rappeler que chacun d’entre nous, à son niveau, peut participer à la réduction des émissions de polluants et de CO2, liées aux déplacements : en adoptant au quotidien un style de conduite plus souple, en privilégiant les transports « doux » (marche à pied, vélo ou utilisation des transports en commun. Geco air part d’un constat simple : avec le même véhicule et sur un même trajet, les émissions polluantes peuvent varier du simple au triple en fonction du style de conduite. Et l’application peut nous accompagner dans cette démarche écocitoyenne. Elle utilise pour cela différents moyens :

  • elle estime les émissions polluantes et nous en informe,
  • elle les analyse pour chaque trajet quel que soit le type de transport,
  • elle nous sensibilise au caractère de certains de nos déplacements avec un « score mobilité » délivré après chaque trajet grâce à un outil de mesure exprimé en Points Polluants (POP) – moins de POP, c’est moins de pollution générée -,
  • elle nous aide par ses conseils personnalisés à améliorer notre façon de conduire,
  • elle nous rappelle de privilégier les transports doux chaque fois que c’est possible.

« Les gains sont concrets : en optimisant notre conduite, les émissions de notre véhicule peuvent être réduites de moitié » souligne l’IFPEN. Geco air prend en compte toutes les caractéristiques du véhicule (puissance, carburant…) pour générer un modèle de calcul des polluants spécifique à chaque véhicule. Les algorithmes détectent automatiquement chacun des déplacements et différencient si l’on est en voiture, à vélo ou à pied. Les parcours sont ensuite analysés sur les serveurs de l’IFPEN pour estimer les émissions polluantes liées à chacun d’entre eux.

Pour cela, quelques clics suffisent pour paramétrer le compte : il faut d’abord renseigner sur le véhicule qu’on utilise. A partir de la plaque d’immatriculation que l’on entre, il est possible de retrouver automatiquement les spécifications techniques du véhicule à l’aide d’une base de données mise à disposition de l’IFPEN par l’Argus. Ces données serviront à paramétrer les modèles mathématiques permettant d’estimer les émissions polluantes. Si l’utilisateur ne souhaite toutefois pas renseigner son numéro d’immatriculation, il a la possibilité de sélectionner un véhicule type dans une liste de véhicule pré-saisis.

L’IFPEN garantit que les données personnelles collectées ne seront pas utilisées à des fins commerciales : anonymisées, stockées et utilisées par les chercheurs de l’IFPEN, elles permettront par contre d’améliorer l’infrastructure et la réglementation routière en termes d’impact sur la qualité de l’air : « Geco air nous aide à mieux connaître la pollution atmosphérique à l’échelle locale et contribue ainsi à mieux estimer la qualité de l’air. Geco air  collecte des données sur vos déplacements. Mais rassurez-vous, l’application n’a pas une fin commerciale. Financée par l’Ifpen mais également par l’Ademe, cette initiative a pour objectif de réellement lutter contre la dégradation de l’environnement. Le déploiement de l’application permettra de récolter des données significatives pour alimenter nos recherches. Nous allons par exemple pouvoir étudier la pollution sur un trajet, sur une route en particulier à travers des données de plusieurs automobilistes sur plusieurs jours. À partir de là, nous allons pouvoir élaborer une carte pour pointer les zones de fortes émissions de particules fines et de polluants. Ces données vont pouvoir par la suite être utilisées pour agir sur la structure de la route. »

Source : Geco air

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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