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Gestion active de l’énergie : des entreprises mal préparées

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Une étude menée par GreenBiz pour Schneider Electric identifie comment les entreprises développent leurs stratégies énergétiques et environnementales, recueillent et partagent les données et assurent la coordination entre leurs différents départements : une démarche connue sous le nom de gestion active de l’énergie. Si la plupart des entreprises disent se préparer à la transition énergétique et numérique, leurs actons paraissent souvent en contradiction avec leur vision.

Des approches trop conventionnelles

L’étude a porté sur 236 entreprises du monde entier, représentant 11 secteurs d’activité (produits de grande consommation, énergie et utilities, industrie, santé et technologie notamment) et réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions de dollars.

La plupart des entreprises se disent prêtes pour un futur de l’énergie décentralisé, décarboné et numérisé. Mais l’étude montre que pour nombre d’entre elles, il n’en est rien. En cause des approches trop conventionnelles adoptées par la plupart pour une gestion active de l’énergie Elles privilégient trop des solutions « connues » et rentables immédiatement. Déficit d’innovation se conjugue avec un manque de coordination entre les différentes fonctions et avec l’inefficacité de la collecte et du partage des données.

Les principaux résultats

85 % des entreprises prévoient de mettre en œuvre dans les 3ans des mesures pour continuer à diminuer leurs émissions de carbone. Mais leurs projets se concentrent fortement sur la réduction des déchets, des consommations et d’eau et d’énergie (pour 75 % d’entre elles).

Et, hors énergies renouvelables (51 % développent ou vont développer un projet), peu se tournent vers des stratégies ou des technologies plus évoluées en matière de gestion de l’énergie et d’émissions de gaz à effet de serre.

Mais à peine 30 % utilisent déjà ou envisagent activement d’utiliser des systèmes de stockage d’énergie, des microgrids, des systèmes combinant production de chaleur et d’énergie, ou un mix de ces technologies. Quant aux stratégies d’effacement, seuls 23 % y pensent à court terme.

« Nous vivons aujourd’hui une véritable révolution dans notre manière de produire et de consommer de l’énergie. L’adhésion quasi-unanime à préserver nos ressources est positive. Cependant, être un consommateur avisé n’est pas suffisant pour survivre et prospérer. Les entreprises doivent se préparer à jouer un rôle actif dans le paysage énergétique en mettant en place les mesures qui leur permettent de produire de l’énergie et d’interagir avec le réseau, les producteurs d’énergie, leurs pairs ou n’importe quel nouvel acteur. Celles qui n’agiront pas resteront à la traîne », déclare Jean-Pascal Tricoire, Président-Directeur général de Schneider Electric.

Des obstacles à une gestion active de l’énergie

L’étude voit d’autres obstacles à la mise en œuvre de stratégies dans le manque de coordination des acteurs en interne pour 61 % des entreprises dans la gestion des données. Pour 45 % des entreprises, la gestion de leurs données est disséminée à des niveaux locaux ou régionaux, mais pas au niveau mondial.

« Il est essentiel de disposer de données et de renseignements exploitables. Mais ce que l’on fait de ces données une fois qu’elles sont en notre possession est tout aussi important. Nos équipes en charge des achats, de l’énergie et du développement durable comparent ces données et développent des stratégies communes pour gérer notre consommation, nos émissions et réduire nos coûts. Cette collaboration nous a permis de réaliser des économies, d’obtenir la certification ISO 50001 et d’atteindre les exigences du Carbon Reduction Commitment (Engagement sur la réduction des émissions de carbone) », déclare Neil Johnston, Directeur des opérations techniques d’Iomart, un leader des services en cloud computing,

Mais des progrès ont aussi été réalisés en matière d’énergies renouvelables puisque 50 % des entreprises étudiées ont lancé des projets : C’est vrai particulièrement dans le secteur de la santé (64 %) et des produits de grande consommation (58 %, notamment dans les hypermarchés). Et 74 % des entreprises déclarent que des initiatives pour les énergies renouvelables ou pour le développement durable sont des priorités stratégiques.

Source : Schneider Electric

Source de l’illustration : Les Talents du Numérique

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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