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Greenpeace classe les fournisseurs d’électricité verte

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Classement des fournisseurs d'électricité verteDe nombreux fournisseurs d’électricité proposent aujourd’hui des offres «d’électricité verte ». Greenpeace a entrepris de les classer en fonction de plusieurs critères et notamment de leur utilisation d’énergies renouvelables, d’énergies fossiles et nucléaires et de leurs émissions de CO2, ce qui, selon l’ONG permet de démêler « le vert du faux ». Et quels ont les bons derniers ? EDF, Engie et Total.

4 critères et 4 classes

Les fournisseurs sont notés selon les quatre critères suivants : l’électricité qu’ils produisent (s’ils sont producteurs), leur politique d’achat d’électricité, l’usage qu’ils font des « garanties d’origine », leurs investissements en cours ou à venir dans les énergies renouvelables.

Les fournisseurs d’électricité sont classés dans un tableau récapitulatif en « vraiment verts », « en bonne voie », « à la traîne » et « vraiment mauvais ». Cependant, le site n’étudie que 19 fournisseurs, les 10 autres supplémentaires sur le marché actuellement, n’ayant pas été actifs sur toute l’année 2017 (tous les derniers arrivés), n’ont pu être évalués.

Sur les 19 fournisseurs, Greenpeace précise encore que certains ne sont que des filiales à 100 % des énergéticiens historiques : c’est ainsi le cas de Total Spring et Direct Energie, qui appartiennent au groupe Total, de Happ-e (Engie) et de Sowee (EDF). Sans surprise, les trois grands groupes sont tous placés dans les « vraiment mauvais », dont ils représentent à eux trois tout le contingent, en raison de leur production et utilisation d’énergies fossiles.

Des fournisseurs d’électricité plus ou moins verte

Certains fournisseurs d’électricité verte se contentent par ailleurs d’acheter un certificat dit de « garantie d’origine » qui atteste qu’une quantité équivalente d’électricité renouvelable, égale à celle qui a été vendue aux clients, a bien été injectée dans le réseau, en France ou ailleurs en Europe. « Cela signifie qu’un fournisseur d’offres vertes peut se contenter d’acheter de l’électricité produite dans une centrale à charbon ou nucléaire, du moment qu’il achète aussi un certificat +vert+« , pointe l’ONG.

Les « vraiment verts » ne sont qu’au nombre de trois et tous petits fournisseurs : Energie d’ici, Enercoop et Ilek. Le premier limite son action à trois départements (Pyrénées Atlantiques, Hautes Pyrénées et Rhône. Mais les deux autres développent leur action sur la France entière. Les trois se sont révélés particulièrement « verts » parce qu’ils proposent une électricité à plus de 95 % renouvelable, mais aussi parce qu’ils soutiennent les petits producteurs d’électricité renouvelable.

Peut ou doit mieux faire

Pour ceux qui sont « en bonne voie » (Planète Oui, ekWateur, Energem-UEM, Gaz et Electricité de Grenoble (GEG), Sélia, Alterna), l’ONG juge leur action intéressante mais ils ne se fournissent pas à 100 % en électricité renouvelable. Mais ils font des efforts et la plupart soutiennent par leurs investissement les énergies renouvelables.

Pour les « à la traîne » (Plüm énergie, La coopérative Lucia, Proxelia et Énergies du Santerre), ils se fournissent exclusivement sur le marché de gros, en électricité essentiellement non-renouvelable. Cependant, l’un valorise les économies d’énergie, l’autre se fournit un peu en énergie renouvelable et le troisième en produit « un tout petit peu ». De plus, ils ne proposent pas tous des offres d’électricité verte.

Les énergéticiens historiques au bas du classement

Le bas du classement, les « vraiment mauvais », est tenu par les grands groupes énergétiques français : EDF, Engie, Total et leurs filiales, en raison de leur production, à base d’énergies fossiles. EDF a répondu à Greenpeace en critiquant la méthodologie, estimant que l’étude ne tenait pas assez copte des émissions de CO2.

Engie conteste aussi la méthodologie, mais salue « une initiative qui permet de contribuer à faire de la pédagogie » et rappelle qu’il est le premier producteur de solaire et d’éolien en France.

Sources : Greenpeace, AFP

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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