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Impact environnemental du numérique et enseignements de la crise sanitaire au menu du rapport de l’Arcep

L’Arcep (Autorité de régulation des communications téléphoniques et des postes) publie la quatrième édition de son rapport sur l’état de l’internet en France. Elle y intègre pour la première fois la question de l’impact environnemental du numérique. Il s’agit là d’une première étape vers la constitution d’un « baromètre vert » annuel que l’organisme souhaite mettre en place. Une partie donne également ses observations de la période de crise sanitaire, qui a eu un fort impact sur les usages du réseau.Impact environnemental du numérique

L’impact environnemental du numérique

L’objectif du suivi de l’Arcep est de s’assurer, à travers la régulation, qu’internet continue à se développer comme « un bien commun où l’utilisateur est l’arbitre en dernier ressort ». Selon les sources, le numérique représente aujourd’hui 3 à 4 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, soit une empreinte équivalente au transport aérien. Une part relativement modeste donc, mais la croissance annuelle de la consommation du numérique interroge sur un impact environnemental bien plus considérable en 2040.

L’ambition de l’Arcep est de faire de l’enjeu environnemental un nouveau chapitre de la régulation. Elle a déjà publié une note sur l’empreinte carbone du numérique en octobre 2019. En avril 2020, l’Autorité a ajouté de plus un volet impact environnemental du numérique à son outil de collecte d’informations auprès des opérateurs télécoms. En ce qui concerne ses travaux à venir, elle a lancé une plateforme de travail : « Pour un numérique soutenable ». Elle appelle associations, institutions, opérateurs, entreprises du numérique, personnalités intéressées à y contribuer, dans une série d’ateliers.

Un « baromètre vert » à venir

En France, le numérique représente aujourd’hui 2 % des émissions de carbone, soit 15 millions de tonnes. Mais il devrait considérablement augmenter d’ici 2040. Par ailleurs, selon l’Autorité, 69 % des Français se disent prêts à modifier leurs habitudes pour diminuer l’impact environnemental du numérique. Cependant, « l’empreinte environnementale liée à la consommation de services numériques reste invisible pour la plupart des utilisateurs » note-t-elle.

Chaque année, dans son « baromètre vert » à venir, l’Arcep proposera un état des lieux des émissions liées aux activités des 4 fournisseurs d’accès : Orange, Bouygues, SFR et Free. Elle fournira également un rapport sur la consommations des box et décodeurs des abonnés à ces services. Elle a d’ailleurs commencé à collecter ces données depuis le mois d’avril.

Les premiers enseignements de la crise sanitaire

Enseignements de la crise sanitaireEn ce qui concerne la crise sanitaire que nous venons de traverser, et bien que cela ne fasse pas normalement partie du rapport de l’année 2019, l’Autorité a souhaité y intégrer ses observations et les premiers enseignements à en tirer. Car le confinement du printemps a eu de forts impacts sur les usages des réseaux.

Selon les premières observations, le trafic internet a augmenté d’environ 30% pendant le confinement. Cette situation inédite permet d’ores et déjà de tirer plusieurs enseignements sur le fonctionnement d’internet pendant cette période. Les infrastructures télécoms ont d’abord montré leur résilience. En effet, les réseaux en France n’ont pas connu de congestion majeure durant la période de confinement.

Cela a été possible, selon l’Arcep, grâce aux capacités et performances des réseaux et à la mobilisation des différents acteurs du système. Ces derniers ont en effet eu un rôle à jouer pour permettre le bon fonctionnement des réseaux. « En particulier, la mise en place d’un dialogue proactif entre les opérateurs et les principaux fournisseurs de contenus et d’applications a montré son importance pour favoriser l’anticipation des événements pouvant avoir un impact sur la charge des réseaux. Enfin, le cadre réglementaire qui protège la neutralité du net en Europe a une fois encore donné les preuves de toute sa capacité d’adaptation et sa pertinence », signale l’Arcep.

Source : rapport 2019 de l’Arcep

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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