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« J’aide à réduire les émissions CO2 du transport de marchandises »

L'accompagnement Eco CO2 dans la réduction des émissions CO2 du transport de marchandises.

Financé par les fournisseurs d’énergie dans le cadre des CEE, le programme EVE permet aux entreprises de transport et logistique de réduire leur impact carbone, et plus particulièrement de baisser leur consommation d’énergie et leurs émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre.

Le programme est porté par l’Ademe, Eco CO2 et les Organisations Professionnelles (AUTF, CGF, FNTR, FNTV, OTRE, Union TLF). En outre, il bénéficie du soutien du Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, ainsi que du Ministère de la Transition énergétique.  Pour mieux comprendre le programme EVE, l’expertise et l’accompagnement de Eco CO2, nous vous proposons une interview portrait avec l’un de nos collaborateurs : Baptiste Aubry, chargé de mission pour le programme en Île-de-France 

Réduction des émissions CO2 du transport de marchandises

Interview de Baptiste Aubry, chargé de mission transport et logistique pour le programme EVE

Pour commencer, peux-tu nous parler de ton parcours ?

Après des études en économie et un master en gestion de l’environnement à l’Université de Lyon 2, j’ai débuté ma carrière dans le secteur de la transition écologique au sein de l’association ATMO.  

Ma mission principale était de mesurer le nombre d’emplois créés en Bourgogne-Franche-Comté via les politiques environnementales grâce à un outil de l’Ademe appelé Base TETE (Transition Ecologique Territoire Emploi). Cet outil permettait de mesurer les emplois créés sur un territoire grâce aux prospectives à l’horizon 2050. C’était un outil d’aide à la décision important pour la Région Bourgogne-Franche-Comté, permettant de planifier les années à venir et de prendre des décisions concernant plusieurs secteurs d’activité dont celui des transports. Ensuite, le projet s’est élargi aux autres collectivités et communautés de communes. Mon rôle était d’accompagner les chargés de mission dans ces collectivités afin de leur apprendre à utiliser l’outil et prendre des décisions en fonction des résultats.  

Après cette expérience, j’ai souhaité continuer à travailler dans le secteur de la transition écologique. J’ai donc rejoint Eco CO2 il y a 2 ans.  

Pourquoi avoir rejoint Eco CO2 et le programme EVE  ?

J’ai rejoint l’entreprise pour plusieurs raisons : je voulais continuer de travailler dans le secteur de la transition énergétique et rester dans une entreprise à taille humaine. Les missions du poste de chargé de mission me plaisaient : accompagner les entreprises, être autonome et organiser la dynamique du programme sur ma région. 

Par ailleurs, je ne connaissais pas le programme EVE, ni le secteur du transport et de la logistique. Mais j’avais déjà fait des accompagnements sur des outils de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), et donc ça m’intéressait de découvrir un nouveau secteur avec la vision transition énergétique que j’avais déjà. 

Comment accompagnes-tu les entreprises de transport et logistique dans la réduction de leur empreinte carbone ?

J’accompagne au quotidien les entreprises de transport de marchandises et de voyageurs ainsi que les commissionnaires de transport sur deux dispositifs du programme EVE : Objectif CO2 et EVcom, sur la région Île-de-France et une partie du Centre-Val-de-Loire.

Concrètement, je les aide à structurer leurs données pour calculer leurs émissions de CO2. Je leur propose alors une méthodologie de calcul pour avoir des données précises sur, par exemple, les tonnes de CO2 au kilomètre ou encore les kilomètres à vide. Par ailleurs, je les aide à monter leur dossier pour passer en comité et valider leur engagement officiel dans le programme EVE. 

"J’accompagne 210 entreprises du secteur du transport de marchandises dans le calcul et la réduction de leurs émissions de CO2."

Actuellement, j’accompagne en tout 210 entreprises : 150 entreprises déjà engagées dans le programme, et 60 entreprises qui sont en train de monter leur dossier pour passer en comité et valider leur engagement. Pour les nouveaux engagements, je démarre systématiquement avec une réunion en présentiel. C’est l’occasion pour l’entreprise de présenter son activité, sa flotte, sa stratégie… Ensuite, je leur présente le processus pour s’engager, les données à récolter et la méthodologie de calcul. Une fois les données calculées, on définit le plan d’action de l’entreprise qui choisit ses actions et un objectif à atteindre sur 3 ans. 

Par ailleurs, je vais débuter l’accompagnement avec des audits énergétiques pour les entreprises, c’est-à-dire que je calcule leur consommation énergétique annuelle. Et je construis un plan d’actions pour les aider à réduire leur consommation. 

Enfin, je fais des salons professionnels pour promouvoir les dispositifs. J’interviens également dans des webinaires et des évènements organisés par les partenaires du programme. 

Quelle est ta valeur ajoutée ?

Aujourd’hui, les entreprises sont obligées de réduire leur impact énergétique et environnemental. C’est une obligation réglementaire ! Cependant, elles n’ont pas forcément les compétences en interne, ni le temps. Je permets donc de pallier ce manque en apportant une ingénierie et une méthodologie aux entreprises de transport et de logistique. De plus, l’accompagnement est aujourd’hui gratuit grâce au programme EVE qui est financé par les fournisseurs d’énergie dans le cadre des certificats d’économies d’énergie (CEE). 

Qu'aimes-tu le plus dans ton travail ? Quels sont tes principaux défis ? Un exemple de réussite ?

Ce que j’aime le plus, c’est de ne pas avoir de journée type et d’être autonome sur mes missions, mes accompagnements, ma région. De plus, Eco CO2 est une entreprise bienveillante vis-à-vis de ses salariés. Nous nous entraidons beaucoup entre collègues : il y a un vrai esprit d’équipe ! 

Au quotidien, mon principal défi est de m’adapter en fonction de la taille de l’entreprise et de mes interlocuteurs. Par exemple, le chef de projet peut avoir différentes casquettes : responsable d’exploitation, responsable QHSE, gérant, etc. Autrement dit, les compétences sur la transition énergétique sont différentes selon mon interlocuteur. Donc je dois adapter mon discours et le niveau de connaissances techniques. Dans les grandes entreprises, cela m’arrive même souvent d’avoir plusieurs interlocuteurs : un pour la structuration des données, un pour le plan d’action, etc. 

Si je devais donner un exemple de réussite d’accompagnement d’entreprise, je citerais Déméco Déménagement qui a été sensibilité au programme en 2019 et qui vient de s’engager. Je suis particulièrement fier de cette collaboration car l’entreprise dispose d’une trentaine de filiales qu’il a fallu fédérer ! La structuration des données a pris naturellement du temps. J’ai aussi organisé un évènement en fin d’année 2022 pour réunir toutes les entreprises engagées sur ma région.  

Baptiste les a accompagnés : ils témoignent !

Le témoignage de Peter Elliott, Directeur d'exploitation chez Atlant Services

“Depuis que nous avons été contactés pour le renouvellement de la certification début 2022, Baptiste s’est toujours montré attentif à nos besoins et a très vite compris quelles étaient les spécificités de notre activité de traiteur aérien. Grâce à cette bonne compréhension et grâce à sa maîtrise du programme, nous avons pu ensemble mener à bien le processus de renouvellement dans les temps impartis. 

Toujours ponctuel lors des visios, flexible quand il a parfois fallu les décaler de mon fait, très attentif aux besoins exprimés et aux difficultés rencontrées, Baptiste a fait preuve d’une grande pédagogie et s’est rapidement adapté à la situation en m’aidant avec sérieux et précision durant les différentes étapes du renouvellement”.

Sidonie Duloum, Co-gérante de J.Milliet

“Baptiste nous a tout d’abord formé rapidement sur les enjeux. Il a pris ensuite le temps de nous présenter l’outil – à deux reprises d’ailleurs pour former la personne affectée au projet – et les différents modes de calcul, en fonction du niveau de données que nous avions de disponible. Il nous a conseillé pour l’échantillonnage à réaliser et il est ensuite venu sur site pour nous accompagner dans les premières saisies des tableaux de suivi mensuels. 

Baptiste a été d’une grande aide pour ce démarrage et également pour remplir notre première période car nous sommes loin de nos compétences métier… Côté disponibilité, rien à redire : il est réactif et propose des rendez-vous rapidement en cas de point bloquant de notre côté”.

Sjoerd Rutten, Coordinateur Règlementaire et Projets Transport chez Axéréal Services

« Par sa disponibilité et ses connaissances, Baptiste a facilité le dépôt du dossier d’Axéréal Services. Il s’est même porté volontaire pour contribuer à un webinar qu’organise Axéréal auprès de ses partenaires transporteurs. Baptiste y explique notamment le rôle de Eco CO2 et l’aide qu’il peut apporter.”

Vous souhaitez en savoir plus ou échanger avec Baptiste sur vos besoins ? Prenez contact !

Empreinte carbone : zoom sur le secteur du transport et de la logistique

Réduire l’empreinte carbone des entreprises de transport et de logistique est d’une importance cruciale dans la lutte contre le changement climatique et la préservation de l’environnement. Ces industries sont parmi les principaux émetteurs de gaz à effet de serre, contribuant ainsi de manière significative aux problèmes environnementaux. Voici quelques raisons pour lesquelles il est essentiel de prendre des mesures pour réduire leur impact écologique.

Le secteur du transport et de la logistique, principal émetteur de gaz à effet de serre

En France, le secteur du transport est responsable en 2020 de 28,7% des émissions de dioxyde de carbone (CO2). Les véhicules utilisant des carburants fossiles sont les principaux coupables, libérant des quantités massives de CO2 dans l’atmosphère. En réduisant les émissions de CO2 de ces véhicules, nous pouvons contribuer à atténuer l’effet de serre et à ralentir le réchauffement climatique. 

Réduire l’empreinte carbone du secteur pour améliorer la qualité de l’air...

La réduction de l’empreinte carbone peut contribuer à améliorer la qualité de l’air. Les émissions provenant des véhicules de transport polluent l’air que nous respirons, entraînant des problèmes de santé tels que des maladies respiratoires et cardiovasculaires. En adoptant des pratiques de transport plus propres, comme l’utilisation de véhicules électriques ou d’autres alternatives à faibles émissions, nous pouvons réduire la pollution atmosphérique et améliorer la santé publique.

… pour réaliser des économies d’énergie

Limiter les émissions de gaz à effet de serre de ces entreprises peut aussi conduire à des économies d’énergie et à des avantages économiques à long terme. L’optimisation des itinéraires, l’utilisation de carburants alternatifs et l’adoption de technologies plus efficaces peuvent réduire les coûts opérationnels des entreprises. De plus, la transition vers des solutions de transport plus durables peut stimuler l’innovation, créer de nouveaux emplois verts et favoriser la croissance économique.

… pour préserver la biodiversité

Réduire l’empreinte carbone du secteur contribue à la préservation de l’environnement et de la biodiversité. Les émissions de gaz à effet de serre ont des conséquences néfastes sur les écosystèmes terrestres et marins, entraînant la perte de biodiversité et la dégradation des écosystèmes naturels. En adoptant des pratiques durables, nous pouvons contribuer à préserver les écosystèmes fragiles et à protéger la diversité biologique.