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La première éolienne offshore de France s’installe sur la terre ferme en Loire-Atlantique…

La première éolienne offshore de France vient d’être érigée… sur un site terrestre, au Carnet, en Loire-Atlantique par Alstom. Installée sur un site où l’implantation d’une centrale nucléaire avait été combattue avec succès par les écologistes, elle servira en fait de test pour l’exploitation et la maintenance des cinq premiers champs d’éoliennes qui devraient être installés au large des côtes françaises d’ici 2020.

Eolienne Alstom Haliade 150L’Haliade 150, qui tire son nom d’une des nymphes de la mer de la mythologie grecque, est une éolienne géante : haute comme une demi Tour Eiffel et dotée des plus longues pales du monde (73,5 m) ainsi que de la plus puissante turbine, elle a une puissance de 6 MW. Ce « joujou d’essais » des ingénieurs d’Alstom commencera à tourner d’ici un mois et pourra alimenter 8 000 riverains.

Actuellement installée grâce à une autorisation temporaire, elle devra être démontée dans 5 ans afin de trouver sa place avec ses « congénères » au large de nos côtes. Alstom, associé à EDF, prévoit en effet la construction de quatre usines, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et à Cherbourg (Manche), si toutefois l’entreprise obtient 3 des 4 parcs éoliens pour lesquels elle s’est portée candidate. Un investissement de « plus de 100 millions d’euros » qui amènerait la création de 7 500 emplois.

Le premier appel d’offres de la France pour des champs éoliens en mer date de l’année dernière et un autre est en cours d’élaboration. Mais Alstom se mesure à d’autres puissants candidats, car son concurrent Areva, fournisseur de GDF-Suez pour la Normandie et d’Iberdrola pour la Bretagne, espère aussi bénéficier de ce projet français qui représente une vitrine non négligeable pour de futures ventes à l’étranger. Réponse au mois d’avril prochain lorsque les pouvoirs publics statueront en fonction de trois critères : « la qualité du projet industriel et social » (40 % de la note finale), « le prix d’achat de l’électricité proposé » (40 %) et « le respect de la mer et de ses usages » (20 %).

Sources : Le Monde, Le Nouvel Observateur, Zegreenweb

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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