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Le gaspillage énergétique important du parc immobilier tertiaire pendant le confinement

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gaspillage énergétique des bureauxSi le confinement a globalement permis une diminution des consommations d’énergie (bureaux et commerces fermés), il a paradoxalement mis en lumière un autre phénomène : le gaspillage énergétique des bâtiments mal régulés. Une étude, réalisée par BNP Paribas pendant le confinement, chiffre à 40 % le parc immobilier présentant un défaut de gestion énergétique. Le gisement d’économies réalisables se chiffre selon l’enquête par millions.

Le gaspillage énergétique des bâtiments provisoirement vidés

L’activité économique s’est fortement ralentie pendant le confinement et de nombreux bureaux sont restés fermés. BNP Paribas a profité de cette situation pour analyser l’impact de ces fermetures sur la consommation énergétique des bâtiments de bureaux, en France, mais aussi en Europe. Ces données ont permis de constater une baisse des consommations de 8 % à 40 % en fonction des pays.

Mais cette étude, menée avec la participation de Deepki qui a ainsi analysé les données de consommation de 17 clients, a aussi mis en évidence le fait qu’en France, environ 40 % des sites n’ont enregistré aucune diminution de leur consommation énergétique, malgré leur fermeture. Conclusion : si l’on compte l’ensemble des 3 500 bâtiments étudiés, les entreprises concernées auraient pu économiser au total 123 000 € HT par semaine, si leurs sites avaient été correctement régulés. Ce gaspillage énergétique est dû entre autres à  de nombreux équipements qui ont en effet continué de fonctionner inutilement, malgré la désertion des bureaux. En extrapolant au niveau national, le montant total de ce gaspillage énergétique se chiffre en millions d’euros.

Une mauvaise régulation en cause

Mais, inversement, un monitoring énergétique précis a permis à 60 % des bâtiments d’adapter leur niveau de consommation pendant le confinement. Contraints également à la fermeture, ils ont pu réaliser jusqu’à 44 % d’économies dès la première semaine de confinement avec une meilleure régulation. Au bout de 6 semaines, les économies se montaient à 63 %. Selon Emmanuel Blanchet, Directeur Général de Deepki, « Ce gaspillage est désolant, mais il met en lumière une chose : de très grosses économies d’énergie peuvent être réalisées sans travaux ni lourds investissements, mais avec un bon suivi énergétique des bâtiments ».

« Comme il s’agit ici de défauts de régulation, des actions de sensibilisation des usagers et un meilleur réglage des équipements peuvent déjà avoir un impact bénéfique très important. On parle en l’occurrence de plusieurs millions d’euros à l’échelle du pays », poursuit-il. Gaspillage de ressources énergétiques, mais aussi pollution inutile, en plus d’importantes pertes financières pour les entreprises. Un gaspillage énergétique tout à fait incompréhensible alors que des possibilités de le limiter existent.

Sources : Deepki, Batiweb, Business Immo

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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