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Le label GAW pour l’Observatoire du Puy de Dôme, une première en France

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observatoire du Puy de DômeLa station de mesures atmosphériques située au sommet du Puy de Dôme a reçu il y a quelques semaines le label Global Atmosphere Watch (GAW) délivrée par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), la propulsant ainsi dans le club très fermé des stations mondialement reconnues. Elles ne sont que trente sur toute la planète, et l’Observatoire du Puy de Dôme est le premier en France à recevoir cette distinction.

Juchée à 1 465 m d’altitude, au sommet du volcan endormi, loin des sources de pollution, la station regroupe une équipe d’une dizaine de scientifiques qui font partie du Laboratoire de Météorologie Physique (LaMP, CNRS /Université Blaise Pascal), l’un des deux laboratoires de l’Observatoire de Physique du Globe de Clermont-Ferrand (OPGC, CNRS / Université Blaise Pascal). Elle effectue des mesures météorologiques et atmosphériques. Grâce à sa situation géographique (altitude, sommet dominant de la chaîne des puys), elle dispose pour cela d’atouts importants et le label GAW va désormais lui conférer une visibilité internationale : « Plusieurs critères sont nécessaires pour sélectionner une station dans le monde. Par exemple, ici, il y a de nombreux scientifiques de haut niveau, réputés au sein de la communauté, qui utilisent les données récoltées au sommet du puy de Dôme et qui publient leurs travaux. Cela va donner encore plus de reconnaissance aux chercheurs » souligne Geir Braathen, fonctionnaire scientifique principal auprès du GAW.

Mais ce label n’est pas une fin en soi et les chercheurs continuent leurs travaux. La station du Puy de Dôme étant localisée dans la première chaîne de montagnes rencontrée par les flux d’ouest, elle se situe dans une zone stratégique pour l’observation des aérosols et des nuages. « La variété des situations nuageuses rencontrées à son altitude intermédiaire de 1465m (nuages orographiques, frontaux, convectifs, nuages chauds et/ou froids, masses d’air polluée ou non…) et la présence de différentes veines de prélèvement spécifiques aux conditions nuageuses en font un site privilégié pour l’étude des nuages. Un aspect de ces études est basé sur la compréhension des transferts et transformation d’espèces chimiques dans l’eau atmosphérique, et la structure et le fonctionnement des communautés microbiennes au sein des gouttes de nuage » expliquent les scientifiques de la station.

Dans ce but, les chercheurs utilisent un « aspirateur à nuages », certes largement différent de notre appareil électroménager, mais qui en partage la fonction : il aspire des gouttelettes du nuage qui passe (ils sont fréquents au sommet du Puy de Dôme). La machine les condense, ce qui donne l’équivalent d’un verre d’eau que les chercheurs vont analyser : on y trouve des composés chimiques, mais aussi toute une vie minuscule sous forme de bactéries, champignons, pollens, etc. Les mesures et les analyses effectuées ont bien entendu pour objectif de mieux comprendre l’évolution du climat.

Source : Observatoire de Physique du Globe de Clermont-Ferrand

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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