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L’eau d’une piscine chauffée par un data center

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piscine et data centerD’habitude, on parle plutôt de l’alimentation en énergie à peu de frais des centres de données. Mais là nous sommes dans la situation inverse : il s’agit plutôt de la façon de réutiliser la chaleur émise par les serveurs pour chauffer, de manière à la fois économique et écologique, l’eau d’une piscine. C’est la piscine chauffée de la Butte aux Cailles à Paris qui teste cette nouvelle forme de chauffage d’appoint.

Cette piscine du 13ème arrondissement expérimente en effet les chaudières numériques mises au point par la startup Stimergy : le système recycle la chaleur provenant de serveurs informatiques installés au sous-sol. Tout le monde est gagnant : l’eau de la piscine est partiellement chauffée à peu de frais, tandis que les serveurs sont refroidis sans recours à la climatisation.

Les six chaudières installées, d’une puissance totale de 45 kW à plein fonctionnement suffisent à maintenir l’eau des bassins intérieur et extérieur à une température d’environ 27° C toute l’année. Par contre, elles ne suffisent pas pour réchauffer la totalité de l’eau après une vidange par exemple. Mais elles couvrent déjà 10 % à 20 % des besoins en énergie de la piscine et évitent le rejet de 45 tonnes de CO2 pour le chauffage de l’eau, auxquelles s’ajoutent 20 tonnes supplémentaires qui auraient été émises chaque année pour la climatisation des serveurs informatiques. Ces innovations permettent d’une part à la piscine de rester ouverte toute l’année. D’autre part, du fait d’une très faible perte d’énergie, le rendement de ce centre de données est évalué à 95 %.

Ce data center a d’ailleurs trouvé son premier client : le studio d’animation français Team TO qui conçoit des séries telles que « Angelo la débrouille » et qui qui se préoccupe du coût carbone de la puissance de calcul qu’il doit mobiliser pour cela. L’entreprise serait d’ailleurs preneuse de plus : « Notre client aurait besoin d’une vingtaine de piscines » résume Christophe Perron, président-fondateur de Stimergy.

En cette phase de test cependant, seuls quelques serveurs ont été installés dans le sous-sol de la piscine. La Mairie de Paris a conclu un partenariat d’une durée de huit ans avec Stimergy. Si cette expérimentation se révèle concluante, l’innovation pourrait profiter à quatre autres piscines de la capitale, qui seraient à leur tour équipées de chaudières numériques.

Sources : Le Journal du Grand Paris, 20 minutes, Usine Nouvelle

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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