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L’éolien en mer flottant étudié par l’Ifsttar

L’Ifsttar (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux) participe au projet Oceagen, lancé en 2014 et coordonné par la société IDEOL, qui a pour objectif la démonstration d’un flotteur pour l’éolien en mer et la qualification des composants pour le système d’ancrage. Dans ce cadre, l’institut étudiera le comportement des câbles d’ancrage et le cycle de vie du démonstrateur.

eolien en mer flottantDans le projet Oceagen, la société IDEOL a développé un concept de fondation flottante pour les éoliennes en mer : sur la base du système breveté Damping Pool, une structure annulaire carrée en béton de 36 mètres de côté comporte un puits central servant à amortir les oscillations dues aux effets du vent sur la turbine et à la houle, quelles que soient les conditions en mer. Selon le site d’implantation, le flotteur est ancré dans le fond marin par l’intermédiaire de câbles d’environ 100 millimètres de diamètre et de 500 à 1 000 mètres de long.

Les chercheurs du laboratoire Structures Métalliques et Câbles (SMC) de l’Ifsttar de Nantes évalueront donc en laboratoire « le comportement en fatigue-flexion de ces câbles monotorons multicouches en acier protégés par une gaine en polyéthylène haute densité » comme l’explique Laurent Gaillet, directeur du laboratoire SMC. Ceci permettra de prédire leur durée de vie en mer par des conditions de sollicitation répétées avec des variations combinées en tension et flexion. « Nous appliquerons une sollicitation en fatigue pendant un million de cycles, ainsi que des efforts de flexion qui simuleront au mieux les sollicitations réelles, grâce à un nouveau vérin qui sera installé dans le cadre de ce projet » précise-t-il.

Parallèlement, le laboratoire Navier de Marne la Vallée étudiera l’analyse du cycle de vie de la structure en recueillant les données environnementales du démonstrateur de 2 MW, qui devrait être installé en mer au cours du premier semestre 2016 sur le site d’expérimentation marin SEM-REV au large du Croisic (Loire-Atlantique), et les comparera à celles d’autres éoliennes offshore. Ceci permettra de minimiser l’impact des différents matériaux choisis et des différentes phases du projet.

Cela permet d’autre part à l’Institut de bien se positionner dans le domaine des énergies marines renouvelables. Ce type d’éolienne flottante, installée à distance des côtes avec un moindre impact visuel et des vents réguliers, est amené à se développer, notamment en Europe, au Japon ou en Asie.

Source : Ifsttar

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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