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Les anciens sites militaires se reconvertissent en centrales solaires

panneau terrain militaire

Décidément, les anciennes bases militaires désaffectées rencontrent un franc succès dès qu’il est question de construire une centrale photovoltaïque. Nous avions déjà parlé de celle de Toul (Meurthe et Moselle), dans un article du 4 mars, et plus récemment de celle de Sault, dans un article du 5 juin, et voilà qu’on nous en annonce deux nouvelles : l’une dans les Deux-Sèvres, l’autre dans la Meuse, toutes les deux installées sur des sites militaires abandonnés.

Le site militaire Etamat à Thouars

Dans les Deux-Sèvres, l’ancien site militaire Etamat de Thouars se reconvertit dans un parc solaire, comprenant non seulement une centrale, mais aussi une unité de fabrication qui axera ses travaux vers la conception, la fabrication et le montage de procédés innovants pour intégrer le solaire dans le bâti, un centre de formation spécialisé dans le solaire et la nouvelle direction régionale d’une entreprise travaillant dans ce secteur.

Les 70 hectares de l’ancienne base accueilleront donc d’ici 2012 une centrale solaire au sol construite par le groupement constitué par Foncière Solarvoltaïc, le bureau d’étude Kinergy et le producteur de panneaux Sillia Energie. La première tranche d’une puissance de 10,5 MW, sur les 25 prévus au final, devrait être raccordée dès la fin 2011. Le groupement explique ainsi ses choix, dans un secteur où plus de 90 % de la production de panneaux se fait en Asie, du fait du moindre coût de la main-d’œuvre :

Le groupement entend démontrer qu’une option responsable privilégiant les technologies et l’industrie solaire française est possible.

L’ancienne base de l’OTAN de Montmédy-Marville

Dans la Meuse, l’ancienne base de l’OTAN située à Montmédy-Marville a dégagé un espace de 263 hectares. Installée à l’emplacement de l’ancien aérodrome, la centrale comportera quelques 500 000 panneaux munis de trackers solaires (ou suiveurs de soleil), structures portantes qui permettent de d’optimiser la production en modifiant l’orientation et l’inclinaison des panneaux solaires en fonction de la course du soleil dans le ciel.

Construite par Neoen (filiale de Direct Energie), associée à Exosun, entreprise spécialisée dans la construction de centrales photovoltaïques, l’ensemble disposera d’une puissance de 91 MWc, qui assurera l’approvisionnement en électricité de quelques 30 000 foyers. La création de cette production permettra la création de quelques dizaines d’emplois sur le site et 300 personnes travailleront à sa construction, prévue pour s’étendre sur 2 ans. Ce sont aussi des entreprises régionales qui prépareront les supports mobiles des panneaux photovoltaïques.

Les sites militaires désaffectés, tout comme les friches industrielles, ne manquent pas en Europe. Leur reconversion dans la production d’énergies renouvelables permet à la fois de les réutiliser et de créer des emplois sur place, là où l’abandon des vieux locaux en avait souvent supprimé beaucoup.

Sources : Enerzine, article sur Thouars, et article sur la Meuse

www.enerzine.com/1/9815+meuse–projet-de-centrale-avec-systeme-de-suivi-91-mwc+.html

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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