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RSE : b.a.-ba et bonnes pratiques pour les PME et ETI 

RSE en entreprise : par où commencer ? Suivez le guide !

Directive européenne, la CSRD impose un nouveau rapport RSE aux entreprises. Objectif ? Des rapports harmonisés pour faciliter le travail de comparaison des entreprises par les investisseurs.  

Que votre organisation soit concernée ou non, cette directive est le reflet d’un monde qui change. Les litiges climatiques se multiplient, la réglementation en matière de RSE et d’investissements durables se renforce… Bref, dans le contexte climatique actuel, les entreprises doivent structurer une démarche RSE pour allier business et impact.  

Cet article a vocation à :  

    • Transmettre les fondamentaux pour comprendre les enjeux.
    • Vous aiguiller avec des pistes d’action concrètes. 
    • Donner des ressources utiles pour initier une démarche ou structurer une stratégie RSE.  

RSE est l’acronyme de Responsabilité Sociétale des Entreprises. Une entreprise responsable s’engage à réduire ses impacts sociaux et environnementaux tout en étant rentable.  

Certaines personnes peuvent avoir tendance à dissocier la RSE du business. Pourtant, ces notions ne s’opposent pas. La RSE consiste à allier business ET impact. C’est différent ! 

Ainsi, il s’agit d’une démarche qui nécessite une stratégie et des ressources pour que l’entreprise soit :  

    • Économiquement efficace. 
    • Socialement équitable.  
    • Ecologiquement soutenable. 

Depuis 2019, la RSE est obligatoire pour toutes les sociétés, quelles que soient leur taille et leur forme juridique. Ici, on se réfère à la loi PACTE : “La société est gérée dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité.” 

S’engager dans une démarche RSE est ambitieux.

Votre entreprise n’est pas encore assez mature ? Référez-vous à nos bonnes pratiques 👌

Ce sont des idées d’activités simples et peu coûteuses. En bref, c’est idéal pour initier une démarche RSE.

Une entreprise responsable cherche à être rentable tout en minimisant ses impacts sociaux et environnementaux.  

Ainsi, les 3 piliers sont :  

    • L’économique  
    • Le social  
    • L’environnemental  

Chaque pilier regroupe une grande diversité de thématiques, plus ou moins pertinentes pour votre entreprise.  

Prenons quelques exemples.  

    • Pour le pilier économique : protection et satisfaction des consommateurs, dialogue avec les parties prenantes, achats responsables, respect des lois… 
    • Pour le pilier social : conditions de travail des équipes et des prestataires, développement du capital humain (compétences, carrière, etc.), développement du territoire (emploi, santé, éducation, etc.) … 
    • Pour le pilier environnemental : optimisation de la consommation d’eau et d’énergie, réduction des émissions de gaz à effet de serre, protection de la biodiversité, gestion des déchets… 

A noter que ces 3 piliers ne fonctionnent pas en silos. Ainsi, il y a bien souvent des passerelles. Par exemple, une stratégie d’achats responsables peut tout à fait répondre aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux.

Vous avez entendu parler de la norme ISO 26000 ? C’est un standard international qui définit la RSE autour de 7 principes (et c’est une autre façon d’appréhender le sujet, en complément des 3 piliers) : 

    • La gouvernance de l’organisation 
    • Les droits de l’homme 
    • Les relations et conditions de travail 
    • L’environnement 
    • La loyauté des pratiques 
    • Les questions relatives aux consommateurs 
    • Les communautés et le développement local. 

« La norme ISO 26000 définit des lignes directrices, mais n’exige rien des entreprises. Ce n’est donc pas une certification. Toutefois, elle est le résultat d’un travail ambitieux d’experts à travers le monde entier. C’est donc un gage de confiance !” – Gil DOAT, Directeur du Déploiement Opérationnel chez Eco CO2 et co-rédacteur de la norme ISO 26000 au sein de la plateforme d’échange Provence, Alpes, Côte d’Azur. 

En bref  

Les avantages sont nombreux :  

    • Identifier les nouveaux risques et opportunités (un argument qui a lui seul va plaire au DAF et au DG)
    • Pérenniser son activité 
    • Se démarquer de la concurrence  
    • Attirer et fidéliser les collaborateurs 
    • Réaliser des économies financières (et oui !) 
    • Être en conformité ou anticiper la réglementation 

Vous voulez convaincre votre manager ou la direction ? Ne bougez pas ! On vous donne ici quelques arguments. 

Les arguments pour convaincre le middle ou top management 

Argument phare : une meilleure gestion des (nouveaux) risques 

Si vous ne devez privilégier qu’un argument, c’est celui-là ! Car les autres en découlent. 

Une démarche RSE consiste à évaluer les impacts de son entreprise sur l’environnement au sens large (naturel, social, politique…). Mais aussi les impacts de l’environnement sur l’activité de l’entreprise. Ainsi, une telle démarche incite à une analyse à “double sens”. Résultat ? La direction a une vision à 360° des impacts, et peut ainsi identifier plus largement les risques et opportunités.  

Pourquoi c’est primordial ?

Car le réchauffement climatique modifie la structure même des marchés économiques et financiers. Autrement dit, ne pas prendre le temps d’évaluer les impacts, risques et opportunités, c’est tout simplement mettre à mal son entreprise. De plus, de nouvelles catégories de risques apparaissent avec le réchauffement (les risques climatiques, on va y venir). Et ils sont de plus en plus identifiés par les investisseurs et actionnaires !  

Que fait par exemple la Banque de France ?

Elle intègre dorénavant un indicateur climat dans la cotation attribuée aux entreprises. Cet indicateur mesure leur vulnérabilité aux risques climatiques. C’est d’ailleurs en cohérence avec la CSRD. Cette directive européenne impose un nouveau rapport RSE à un nombre croissant d’entreprises. Pourquoi ? Afin d’harmoniser les données et faciliter le travail de comparaison des rapports par les investisseurs, banques et assurances. 

Pour terminer, voici en quelques mots les différents risques climatiques : 

    • Risques physiques : les aléas climatiques qui impactent l’activité de l’entreprise. 
    • Risques juridiques : les sanctions pour une entreprise jugée responsable de conséquences sur le climat, ou encore qui est en non-conformité avec la loi (la CRSD par exemple). 
    • Risques réputationnels : une image de marque affaiblie auprès des candidats, clients, investisseurs… d’une entreprise qui ne prend pas ses responsabilités dans le contexte climatique actuel. 
    • Risques de transition : les conséquences de la mise en place d’un modèle d’entreprise bas carbone.  

Certes, un projet de transition / RSE comporte aussi des risques. 

Toutefois, que se passe-t-il si on compare les risques d’une transformation de son entreprise avec les risques à ne pas changer ?  

Il y a fort à parier que le coût de l’inaction soit nettement supérieur à celui de l’action, ne serait-ce parce que les conséquences du réchauffement sont de plus en plus fréquentes et intenses. Aucune entreprise ne sera épargnée. Autant s’y préparer en diminuant son impact et en s’adaptant aux bouleversements à venir.

Les arguments qui en découlent…  

Anticiper les risques et opportunités vous donne les moyens de définir une stratégie de résilience dans un monde qui change rapidement.  

Autrement dit, cela permet de pérenniser son activité, de se démarquer de la concurrence (auprès des clients, investisseurs…), mais aussi de fidéliser et attirer de nouveaux talents.  

D’ailleurs, sur ce dernier point, vous êtes sûrement bien placé(e) pour savoir à quel point les défis sont de taille en matière de recrutement ! Lu dans le baromètre trimestrielle de la BPI (novembre 2023) : « Les difficultés de recrutement restent de loin la première préoccupation des dirigeants de PME.” 

Argument contre-intuitif : réaliser des économies financières 

Une des croyances sur la RSE est que ça coûte cher. Si vous ne raisonnez qu’à court terme, vous avez sûrement raison. Or, l’intérêt de la RSE est d’envisager des investissements sur le moyen et long terme qui vont permettre in fine de réaliser des économies.  

Prenons quelques exemples :  

    • Un audit énergétique pour identifier les postes de consommation d’énergie les plus importants, et mettre en place un plan d’action pour réduire la facture.  
    • Une analyse de cycle de vie d’un produit ou d’un service pour économiser des ressources et limiter le gaspillage.  
    • Un bilan carbone pour repérer les postes d’émissions de gaz à effet de serre, mettre en œuvre un plan d’action de réduction des émissions et faire des économies (sur les déplacements, l’énergie, etc.).  

🔥Bon à savoir : pour limiter le coût de l’investissement, il existe des aides. Par exemple, le Diag Décarbon’Action pour financer à hauteur de 60% son tout premier bilan carbone 

Pour découvrir plus d’aides, lisez la partie “Quelles aides et ressources pour être accompagné(e) ?”. 

Être en conformité ou anticiper la réglementation 

Depuis les Accords de Paris en 2015, une loi en lien avec la RSE tombe chaque année en France. Pour vérifier vos obligations, utilisez le portail RSE 

A l’échelle européenne, c’est la CSRD qui fait l’actu en matière de RSE. Avec cette directive, les entreprises ont un nouveau reporting RSE à établir. Un reporting plus ambitieux et harmonisé pour faciliter le travail des investisseurs.  

Pour en savoir plus sur la CSRD, direction notre guide simple dédié aux dirigeants et RRSE.

Où en êtes vous dans votre démarche RSE ? 

Si vous en êtes au tout début, lisez la suite. 

Si vous voulez structurer une démarche, RDV un peu plus bas dans cette même partie.

Initier une démarche : des idées simples pour sensibiliser ou faire un état des lieux

Quand il s’agit d’initier une démarche, les entreprises ont des niveaux d’implication différents. Quel est celui de votre entreprise ? 

    • Soit vous souhaitez simplement mettre en place des ateliers peu coûteux pour sensibiliser votre équipe avec un format court et ludique.  
    • Soit vous souhaitez faire un état des lieux de votre entreprise, avant de définir et mettre en œuvre un plan d’action.  

Quelle que soit l’option choisie, posez-vous d’abord les questions essentielles :  

    • Quel est mon objectif ? 
    • Quel est mon budget ?  
    • Quelles sont mes ressources (temps, compétences, etc.) ?  

Pour l’option 1, voici quelques idées simples de team building :  

    • Une fresque : on ne présente (presque) plus la Fresque du Climat ! Cet atelier de 3h permettra à vos collaborateurs de comprendre les causes et conséquences du changement climatique. Avec la notoriété de ce format, d’autres fresques se sont développées : la fresque du numérique, de la biodiversité, des nouveaux récits, de la mobilité… 
    • Le jeu Wattline sur la sobriété énergétique au travail : développé par notre équipe, ce jeu d’une heure interpelle vos collaborateurs sur l’impact de leur consommation d’énergie au bureau. Et leur donne envie de passer à l’action en les aidant à repérer les premiers écogestes à mettre en place.  
    • Le visionnage d’un documentaire suivi d’un échange : les documentaires sur l’environnement ou les enjeux sociaux ne manquent pas ! Cela est un bon moyen de toucher émotionnellement votre équipe. Créer un espace d’échanges (avec pourquoi pas un(e) spécialiste du sujet) permet aussi de prendre le pouls de vos collaborateurs : qu’est ce qui les a marqués ? Qu’est-ce que ça génère chez eux ? Qu’est-ce qu’ils en retiennent ? Quels changements veulent-ils opérer ? Prenez note de ce qu’ils disent. Ça vous donnera sûrement des pistes d’actions très concrètes pour la suite…  

🔥Au-delà de ces idées, découvrez le calendrier RSE 2024 et identifiez les temps forts qui peuvent alimenter votre plan d’action !

Vous souhaitez plutôt commencer par un état des lieux de votre organisation ?

Prenez le temps de définir votre besoin et vos objectifs. Ensuite, utilisez la plateforme transition écologique pour repérer les aides d’accompagnement pertinentes.  

Ainsi, vous pourrez choisir de faire appel à des experts pour réaliser un diagnostic RSE ou encore un bilan carbone par exemple.

Structurer une démarche : les ingrédients d’une RSE innovante et pertinente

Voici les 3 ingrédients indispensables :  

    • Une RSE participative qui fédère les parties prenantes internes 
    • Une RSE inspirante qui embarque les parties prenantes externes 
    • Une RSE stratégique qui aiguille les grandes décisions de l’entreprise 

Ce ne sont pas que des jolis mots !

Si vous voulez mettre en place une stratégie RSE qui fonctionne, il faut 1) que la direction soit impliquée ; 2) écouter vos parties prenantes pour mettre en place des actions pertinentes et qui font consensus.  

Soyons clairs : le manque d’exemplarité et d’implication de la direction est un des freins les plus puissants au changement (dixit l’Agence de la Transition écologique dans “La mobilisation écologique des salariés”).

Si vous devez embarquer la direction, faites-en un de vos chevaux de bataille, notamment en identifiant vos alliés / ambassadeurs.  

Ensuite, se limitez uniquement au point de vue de la direction, c’est avoir 9 chances sur 10 de se planter. Certes, prendre le temps d’écouter les différentes parties prenantes est complexe. Mais c’est surtout plus stimulant ! Cela donne une vision fine des enjeux et des opportunités, condition sine qua non pour une RSE qui allie impact et business 

Comme les jolis mots ne suffisent pas, on est en train de préparer un article plus détaillé sur les actions clés d’une démarche RSE. N’hésitez pas à vous abonner à notre blog.

Il y a deux sites qui ont retenu notre attention :  

    • Le portail RSE du site gouvernemental 
    • La plateforme Transition écologique  

Le premier aide à vous informer et à identifier rapidement les réglementations auxquelles votre entreprise est soumise. De plus, le portail RSE vous permet de piloter et suivre vos obligations via un tableau de bord. L’inscription est gratuite.  

Le deuxième site aide à identifier les aides auxquelles vous pouvez prétendre, en fonction de vos objectifs (énergie, mobilité, stratégie, RH…). Vous pouvez filtrer les résultats aussi par typologie d’aides : financement, prêt, accompagnement… 

Obligatoire avec la loi PACTE 

La RSE est obligatoire, quelle que soit la taille et la forme juridique de son entreprise. Cette obligation est précisée dans la loi PACTE de 2019 : “La société est gérée dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité.” 

Toutefois, cette loi ne précise ni les moyens pour atteindre cet objectif, ni les résultats attendus. Comme le précise Anthony Untereiner, gestionnaire de comptes chevronné : L’impact de la loi PACTE sur la RSE dépend de l’efficience des actions réalisées et du degré d’implication des parties prenantes.” 

Mais ce qui est intéressant, c’est de constater que la réglementation française se durcit depuis les Accords de Paris en 2015. Pour faire simple : il y a une loi qui tombe chaque année en matière de RSE (lutte anti-corruption, devoir de vigilance, économie circulaire…).  

Pour connaître en quelques clics vos obligations, jetez un œil au portail RSE 

CSRD : la directive à suivre de près 

Toujours du côté de la loi, l’actu phare de 2024 est… la CSRD ! C’est un sujet à la fois complexe et passionnant car cela reflète les évolutions de la société.  

En bref, la CSRD impose un nouveau rapport RSE aux entreprises européennes. Même si ce sont d’abord les grandes entreprises qui sont concernées, de plus en plus de structures vont être touchées. Et peut-être même que votre entreprise le sera dès 2024 directement ou… indirectement ! 

En cas de non-conformité, la CSRD prévoit des sanctions contrairement à la loi PACTE. Par exemple, en cas de non-publication du rapport RSE, les entreprises sont passibles d’une amende de 3750 € et dans l’impossibilité de répondre à la commande publique. 

Nous sommes conscients que le sujet peut faire un peu peur. Pour éviter les nœuds au cerveau, lisez notre guide simple sur la CSRD. C’est bien meilleur qu’un doliprane.

Pour faire simple, il y a un acronyme en particulier à garder en tête pour comprendre les liens entre RSE et investissements.  

CSRD 

Cela signifie Corporate Sustainability Reporting Directive. Cette directive européenne impose un nouveau rapport RSE aux entreprises.

Composé de 12 normes, ce rapport permettra de communiquer des données harmonisées et beaucoup plus fiables auprès des investisseurs, banques et assurances 

Cette directive est cohérente avec la réglementation qui s’accentue pour les investisseurs eux-mêmes (taxinomie verte par exemple). 

Par ailleurs, il est intéressant de noter que la France a été parmi les pays les plus réactifs à transposer la CSRD dans la loi française.  

Mais il y avait urgence à le faire : les grandes entreprises vont devoir reporter en 2025 sur leurs données 2024. Ensuite, d’autres entreprises (plus petites) seront concernées.  

A ce stade, deux états d’esprit possibles :   

    • Vous voyez cela comme une contrainte réglementaire de plus.    
    • Ou comme une opportunité d’anticiper et de vous préparer aux aléas climatiques et sociétaux auxquels votre entreprise va être confrontée. 

Car au fond, la CSRD c’est ça : un outil de pilotage pour votre entreprise. 

Pour tout savoir sur le sujet, lisez notre guide simple (garanti sans maux de tête).  

Vous avez besoin de vous convaincre ou persuader votre boss de définir une stratégie RSE ? Vous êtes au bon endroit.  

La RSE est une démarche qui consiste à allier impact et business. Autrement dit, les entreprises responsables cherchent à être rentables tout en prenant en compte leurs impacts sociaux ET environnementaux.  

Pour vous en convaincre, regardez ce qu’impose la CSRD, cette directive européenne avec son nouveau rapport RSE. Les entreprises concernées doivent obligatoirement réaliser une analyse de double matérialité 

Derrière ce nom obscur, se cache un exercice concret :

    • évaluer l’impact de son entreprise sur l’environnement au sens large (naturel mais aussi social) ;
    • mais aussi l’impact de l’environnement sur la performance économique de l’entreprise.

C’est donc une analyse à double sens qui permet de repérer les chantiers RSE pertinents dans une perspective de “croissance responsable” 

Autrement dit, c’est un outil qui aide à prioriser les actions pour rendre l’entreprise plus résiliente et attractive dans un contexte climatique complexe.  

Si vous avez besoin de convaincre quelqu’un, copiez collez ce texte ou encore les arguments évoqués dans la partie “Pourquoi faire de la RSE en entreprise” (plus haut).

Manque de temps ? Manque de ressources ? Sûrement. Mais derrière ces freins se cachent surtout des croyances qui ont la vie dure.  

Pour cela, nous sommes allés à la rencontre de Carine de la Morinerie, consultante indépendante qui aide les TPE et PME à aller vers un modèle d’entreprise responsable.  

Elle nous a parlé des 2 principales croyances limitantes et comment les dépasser. 

Croyance #1 : “la RSE coûte forcément cher” 

Oui, la RSE nécessite des investissements. Comme tout projet ! Alors pourquoi la RSE est-elle parfois discriminée ? Si on considère que ça coûte cher, c’est sûrement qu’on n’en voit pas l’intérêt. 

On n’en voit pas l’intérêt notamment parce qu’on raisonne à court terme. Alors que la RSE nécessite bien souvent des investissements au plus long court, avec des résultats sur le moyen et long terme. 

Prenons des exemples.  

C’est le cas d’un bilan carbone, pour identifier ce qui émet le plus de gaz à effet de serre, et déterminer les actions pour les réduire et faire des économies (sur les déplacements, la consommation d’énergie au bureau, etc.).  

C’est le cas aussi d’une analyse de cycle de vie d’un produit ou d’un service pour économiser des ressources et éviter le gaspillage.  

Au cœur de cette croyance, c’est notre rapport au temps qui fait défaut. Pour illustrer ça, voici les mots éloquents de Carine de la Morinerie :  

“Dans un monde où tout doit aller vite, on confond vitesse et précipitation. On est dans l’urgence, la réaction, le ROI sur du court terme. Là où la RSE nécessite de prendre du recul, de prendre du temps pour réfléchir collectivement aux gains à moyen et long terme, d’y aller étape par étape…”. 

💡 Une autre manière de prendre de la hauteur est de comparer le coût de l’inaction (faire comme d’habitude) à celui de l’action. Cela peut aider à dépasser le raisonnement réducteur qui consiste à ne regarder que le coût d’un projet RSE.

Croyance #2 : “la RSE ne rapporte rien” 

Encore une fois, les adeptes de cette croyance sont ceux qui raisonnent avant tout à court-terme.

Une stratégie RSE doit permettre de créer non seulement de la valeur économique mais aussi immatérielle à moyen et long terme (satisfaction des clients, bien-être des collaborateurs…) qui contribue en retour à la performance économique. 

La RSE n’est pas en opposition avec le business. Elle l’enrichit en y associant la notion d’impact (voir définition plus haut). C’est totalement différent. 

A ce propos, Carine de la Morinerie nous donne l’exemple de la MAIF dont elle a suivi la construction de la stratégie RSE : 

“En plein COVID, la MAIF décide de rembourser tous ses adhérents de leurs cotisations de santé. Forcément, ça coûte cher sur le moment. Mais que s’est-il passé dans les 3 ans qui ont suivi cette action ? La MAIF a eu environ 15% de clients en plus.” 

💡 Autrement dit, pour dépasser cette croyance, il faut avoir une vision sur le plus long terme. Le corollaire de ça est de réfléchir en mode projet, pour y aller étape par étape.  

Non, votre entreprise n’a pas à être parfaite ! Elle n’a pas non plus à tout faire bien, tout de suite. Au lieu d’y voir une montagne à gravir, considérez plutôt la RSE comme un marathon avec plusieurs jalons à dépasser en équipe.

Autre frein : la réglementation 

Au-delà des croyances, la multiplication des obligations peut faire peur et contribuer à l’immobilisme.  

Une solution pour y voir clair : ce portail RSE 

En quelques clics, vous identifiez les obligations auxquelles l’entreprise est soumise. Simple, efficace.

“Concernant l’engagement environnemental, les PME sont à la traine”, peut-on lire dans une étude menée en 2021 par Goodwill Management. 

Dans cette même enquête, les entreprises interrogées semblent beaucoup plus matures sur les aspects sociaux. 

C’est le cas de votre entreprise ? Lisez la suite ! 

Comment expliquer qu’il y ait parfois un tel décalage d’implication des entreprises et individus entre le social et l’environnemental ?  

Il y a sans doute plusieurs raisons.  

Mais il y en a une en particulier que nous aimerions vous partager, car elle est au cœur des problématiques liées à la mobilisation des équipes face au changement.  

Une des raisons possibles est que parler d’écologie se résume parfois (souvent) à nous parler de choses éloignées de notre quotidien. Or, plus une chose est éloignée de nous, moins elle a de chance de nous toucher émotionnellement.  

C’est en substance ce que les sciences humaines et sociales nous apprennent. 

A l’inverse, pour toucher les gens, il faut parler de personnes qui leur ressemblent, de lieux qui leur sont proches (symboliquement ou géographiquement), parler de temporalités proches… La notion de proximité (sociale, géographique, symbolique, temporelle) est fondamentale !  

Pour schématiser : si vous sensibilisez des Français, parlez plutôt des sécheresses et du manque d’eau inquiétant dans plusieurs régions françaises, que de la déforestation Amazonienne.  

Au-delà de la notion de proximité, il y a plusieurs leviers (assez simples) à activer pour mettre en mouvement votre équipe.  

Cela a fait l’objet d’un livre blanc (certes sur la thématique de la sobriété énergétique, mais dont les leviers exposés sont pertinents quel que soit le projet RSE). 

Télécharger votre livre blanc