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Les énergies renouvelables en question

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Les énergies renouvelables sont actuellement en première ligne. Au niveau européen et mondial, certains affirment qu’elles pourraient couvrir la quasi-totalité des besoins en énergie, si on investit suffisamment. Mais dans le même temps, l’Espagne estime qu’elles lui coûtent trop cher.

Energies Renouvelables
Source : lycée Léonard de Vinci à St Michel sur Orge

Greenpeace et le Conseil Européen des Énergies Renouvelables

L’Europe pourrait produire la presque totalité de son énergie à partir de sources renouvelables en 2050. C’est tout du moins ce qu’affirment Greenpeace et le Conseil européen des énergies renouvelables dans une récente étude, commandée par un centre aérospatial allemand.

Les 27 états pourraient éliminer totalement le charbon et le nucléaire et utiliser d’autres sources – vent, soleil, géothermie, biomasse – à hauteur de 92 % de leurs besoins en énergie. Pour la marine et l’aviation, le pétrole est actuellement difficilement remplaçable et constituerait les 8 % restants. L’effet sur les émissions de gaz à effet de serre serait immédiat : les rejets diminueraient de 95 %. Les économies européennes pourraient ainsi économiser 19 milliards d’euros par an sur les importations de gaz et de pétrole.

L’Agence Internationale des Énergies renouvelables

Hélène Pelosse, directrice de l’Agence Internationale des énergies renouvelables (Irena), va même plus loin et assure que le vent, le soleil et les océans pourraient répondre aux besoins énergétiques mondiaux. Elle affirme :

S’il n’y a pas une solution unique qui marcherait partout, les énergies renouvelables peuvent certainement assurer de 20 à 80%, voire 100% de la consommation de base. Mais il faut penser autrement. (…) Si on couple plusieurs sources d’énergie, on peut faire autant qu’avec le nucléaire ou les fossiles. Et régler les problèmes d’intermittence.

Les Émirats Arabes Unis sont déjà prêts à verser 350 millions de dollars sur 7 ans en faveur des énergies renouvelables – somme pour laquelle ils se sont déjà engagés, pour obtenir le siège de l’institution à Abou Dhabi. Pour trouver les capitaux nécessaires à ce changement, il faudrait, selon la responsable de l’agence, une nouvelle institution financière abondée, par exemple, par les revenus du pétrole et du gaz, entre autres. Ce qui semble logique : les énergies fossiles sont responsables d’une très large partie des gaz à effet de serre et donc du dérèglement climatique.

L’Espagne

Par contre, le financement, voilà ce qui semble poser problème à l’Espagne, qui semble nager à contre-courant des autres institutions. Elle vient en effet de décider de son côté de réduire de 35% la prime accordée à l’éolien et de geler les projets thermosolaires pour un an. Elle devrait prendre rapidement une décision concernant le photovoltaïque qui se développe dans le pays d’une manière anarchique. Les industriels pensent que dans ce domaine, les primes devraient être réduites de 40%.

Explication : le gouvernement espagnol avait prévu quatre milliards d’euros pour les financer, et en a déjà dépensé en fait 6,2 pour 2009. Les acteurs des énergies renouvelables du pays se consolent en pensant que cela aurait pu être pire, si ces mesures avaient été rétroactives.

Sources : Le Nouvel Observateur, Romandie.com, Usine Nouvelle

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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