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Les Français et les pratiques de consommation collaborative

Pratique de consommation collaborativeL’ADEME a publié fin avril les résultats d’une enquête réalisée à partir des données de l’observatoire des modes de vie et consommation de l’IPSOS : « les 4 500 » (dont ce nom provient du nombre de personnes interrogées régulièrement). Il s’agit d’une étude sur « les Français et les pratiques collaboratives : qui fait quoi et pourquoi ? »

La consommation collaborative

Qu’est-ce que la consommation collaborative ? Une pratique qui augmente l’usage d’un bien ou d’un service, par le partage, l’échange, le troc, la vente ou la location de celui-ci, avec ou entre particuliers – par exemple : l’adhésion à une AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne), le covoiturage, la location de biens, le troc, la vente de biens et l’achat groupé. Ces formes de consommation permettent de réduire les consommations d’énergie et de matières premières (en évitant la fabrication de nouveaux objets), mais aussi les déchets (les biens qui ne sont plus utiles ne sont pas jetés, mais réemployés).

Il ne s’agit pas d’un phénomène de mode, selon l’étude, mais bien d’une sorte de consommation amenée à se développer, en raison de la crise, mais aussi des nouvelles technologies de l’information qui favorisent la recherche d’économies et d’échanges entre les personnes.

Des profils-types et des motivations variées

Consommation collaborativeIl n’existe pas un profil-type du consommateur, mais plusieurs, en fonction de la pratique collaborative : ainsi, si une majorité des adhérents d’AMAP (44 %) habite dans des villes de plus de 200 000 habitants et est plutôt féminine (55 %), les pratiquants du covoiturage sont le plus souvent des hommes (54 %) qui vivent dans des villes de moins de 200 000 habitants. « A noter néanmoins que les retraités sont sous-représentés quelle que soit la pratique, les adeptes étant majoritairement les ménages avec des enfants sous leur toit » précise l’ADEME.

De même les motivations varient selon  les types de pratiques : elles sont soit individuelles (opportunités financières, plaisir…) pour les pratiques d’achats groupés, de ventes, d’échanges, soit plutôt collectives (engagement sociétal, préoccupation écologique…) pour les pratiques de covoiturage, ou d’adhésion à une AMAP. La location de biens se situe entre les deux.

L’étude définit six profils-types et associe à chacun ses motivations particulières :

  • Celui qui vend des biens est majoritaire parmi les consommateurs collaboratifs (52 %) : il s’agit plutôt d’un homme ou d’une femme, âgé(e) de 25 à 55 ans, en couple avec enfants et vivant dans un foyer de plus de 4 personnes, qui cherche à se débrouiller et à réussir par soi-même.
  • Puis vient celui qui pratique l’achat groupé (27 % des consommateurs collaboratifs) : plutôt une femme active de 25 à 45 ans, vivant en zone urbaine (région parisienne, sud-est) qui souhaite trouver des opportunités d’achats plaisir.
  • Celui qui échange ou troque (11 %), homme ou femme de 18 à 45 ans vivant en couple avec enfants, fait partie des employés ou salariés du secteur privé et cherche à faire durer les objets (motivation n°1), à toucher à tout, entreprendre (n°2), mais aussi à trouver la bonne affaire(n°3) et à faire des rencontres (n°4).
  • Celui qui fait du covoiturage (8 %) se trouve plutôt parmi les hommes de moins de 45 ans : étudiant ou salarié du secteur public (d’un niveau d’études supérieures), il vit seul, ou chez ses parents, dans l’ouest de la France ; il veut s’engager pour une autre société (motivation n°1), découvrir, expérimenter (n°2), respecter la nature (n°3) et créer du lien.
  • Celui qui adhère à une AMAP se trouve parmi les femmes actives (secteur public), d’un niveau d’éducation supérieur, de 25 à 55 ans, vivant en couple avec enfants plutôt dans le sud de la France ; il cherche à respecter la nature, à s’engager pour une autre société, à créer du lien et à faire durer les objets.
  • Enfin, celui qui loue ses biens (6 %), homme ou femme actif de 35 à 55 ans, de catégorie socioprofessionnelle favorisée (CSP+) vivant en couple avec enfants dans un foyer de plus de 4 personnes, cherche à découvrir, expérimenter, faire de nouvelles rencontres, faire durer les objets et contribuer à la société.

Loin de rejeter la société actuelle, tous cherchent plutôt à en reprendre le contrôle en devenant consom’acteurs : ce que l’ADEME définit comme « une tournure d’esprit commune pour un nouveau projet de société. »

Source : ADEME

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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