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Les futurs tarifs progressifs de l’énergie permettront-ils de faire le grand écart entre précarité énergétique et soutien aux énergies renouvelables ?

Comment baisser la facture d’électricité des ménages les plus modestes alors que tout le monde s’accorde pour dire que la facture moyenne va augmenter très fortement d’ici 2020 ? Telle est la question sur laquelle vont plancher tout l’été les principaux acteurs du monde de l’énergie en prévision d’une nouvelle loi sur les tarifs de l’énergie qui devrait être présentée en septembre comme l’a indiqué mercredi dernier à l’AFP le député socialiste François Brottes, spécialiste des questions énergétiques.

Delphine Batho, Ministre de l’Ecologie du Développement Durable et de l’Energie a, de son côté, récemment déclaré :

Nous sommes dans une forme de quadrature du cercle , avec une énergie de plus plus chère d’un côté, mais plus de 8 millions de Français en situation de précarité énergétique de l’autre. François Hollande, lors de la campagne présidentielle, a annoncé une réforme structurelle de grande ampleur  incluant une  progressivité des tarifs de l’énergie, c’est à dire d’avoir un système qui permette d’avoir à la fois une réponse aux situations de précarité énergétique et qui soit aussi vertueux sur un plan écologique.

facture electricite franceNous avons déjà abordé dans notre blog la question de la structure des tarifs de l’électricité. Notamment dans notre post du 28 février 2011, où nous passions la facture de l’électricité à la loupe et mettions en évidence que la part des taxes et assimilés représentait près de 60% du total ! Il faut en effet financer le coût des réseaux et des infrastructures d’électricité via le TURPE  (tarif d’utilisation du réseau public d’électricité), mais aussi l’aide aux énergies renouvelables ou aux tarifs de première nécessité (TPN) via la CSPE (Contribution au Service Public de l’Electricité)… Aussi les tarifs progressifs à l’étude vont-ils s’appliquer sur toute la facture ou uniquement à la part liée réellement à la fourniture (mois de 40%  de la facture globale) ?

Les spécialistes ont donc de quoi plancher dur (heureusement que le temps s’y prête) pour nous sortir à la rentrée de belles simulations et une réforme conforme au triptyque : écologique, sociale et solidaire !