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Les locataires des parcs HLM et le développement durable

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A la demande de la Fédération des ESH (sociétés HLM), TNS Sofres a enquêté auprès des locataires des logements sociaux afin de mieux connaître leurs attentes en matière de développement durable. Si celui-ci ne vient qu’au 7ème rang de leurs préoccupations concernant leur logement et que les deux tiers ne perçoivent pas les actions dans ce sens de leur organisme, ils reconnaissent néanmoins qu’isoler leur logement (tâche qu’ils attribuent avec un bel ensemble aux offices, aux collectivités locales et à l’Etat exclusivement) contribuerait réellement à diminuer leurs charges énergétiques.

HLMEn fait, de par son poids économique et la taille de son parc locatif, le secteur HLM est un acteur majeur de la politique de développement durable. Son patrimoine obtient d’ailleurs des performances environnementales supérieures en moyenne à celles du reste du secteur résidentiel. Mais la fédération reconnaît que pour produire ses effets, cette politique doit rencontrer l’adhésion pleine et entière des habitants, d’où son attachement à en connaître les attentes.

Pour les locataires, développement durable est avant tout synonyme de logements plus économiques en énergie. Si pour la grande majorité d’entre eux (87 %), environnement et développement durable doivent être considérés comme des sujets prioritaires, il n’apparaît cependant qu’au 7ème rang de leurs attentes (19 %) loin derrière les petites difficultés de tous les jours : rapidité des réparations des bâtiments (62 %), qualité d’entretien des immeubles et de leurs abords (54 %) par exemple. Mais ils y voient bien un moyen de réduire leurs charges locatives, en rendant les logements plus économes en énergie (74 %) et en développant l’utilisation des énergies renouvelables pour l’éclairage et le chauffage (53 %).

D’ailleurs, plus de la moitié d’entre eux déclare éprouver des difficultés à faire face à leurs dépenses énergétiques : si 49 % admettent qu’ils doivent réaliser des économies d’énergie au même titre que les organismes HLM, 85 % pensent cependant qu’il appartient à ces derniers de mieux isoler les logements, car, selon 56 %, le chauffage représente la première source de gaspillage devant l’éclairage (45 %) et l’eau (38 %). Pour cette dernière, 56 % estiment qu’il leur appartient à eux seuls de maîtriser leur consommation, mais plus d’un tiers reconnait avoir des difficultés à la gérer. De même, 40 % se disent mal informés des gestes essentiels pour protéger l’environnement et sur les économies d’énergie : mais plus d’un sur deux (52 %) reconnaît ne pas bien connaître les enjeux du développement durable.

Les organismes HLM ont un patrimoine total de 4,5 millions de logements (pour 11 millions d’habitants), 100 000 mis en chantier chaque année et 120 000 rénovés. Cela confère à ce secteur une grande responsabilité dans la promotion et la mise en œuvre d’une politique de développement durable. Actuellement 42 000 logements sociaux sont certifiés BBC, et 192 000 en projet, auxquels s’ajoutent les premières opérations à énergie positive. Leur plan de rénovation thermique prévoit de concerner 800 000 logements d’ici 2020 (les plus énergivores en priorité), ainsi que la mise en place d’une gestion sélective des déchets améliorée et la généralisation de la pose d’équipements concourant à la maîtrise de la consommation d’eau potable.

Même si les locataires ne la perçoivent pas réellement, cette politique de développement durable commence déjà à porter ses fruits avec, nous l’avons signalé, des performances thermiques du patrimoine locatif supérieures à celles du secteur résidentiel, et des consommations d’énergie inférieures en moyenne de 20 % à celles de l’ensemble des logements français, entrainant 11 % des émissions de CO2 des résidences principales, alors qu’ils représentent 16 % de ce parc. De même, la consommation d’eau se situe dans le parc HLM à 100 litres par jour et par habitants, contre 150 litres au niveau national.

« Les opérateurs sociaux ne sont pas en reste sur les autres dimensions de la qualité environnementale de leur activité de maîtrise d’ouvrage, avec la mise en place de chantiers propres s’appuyant sur des dispositifs de collecte et de recyclage des déchets, l’utilisation de matériaux écologiques et sains pour la construction des logements et la maîtrise de l’étalement urbain » conclut le communiqué de la Fédération des ESH.

Source : Fédération des ESH

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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