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Les transports publics, victimes de la nouvelle mobilité individuelle

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Alors que la crainte de la contamination freine l’usage des transports publics, ces derniers mois ont été marqués par un nouveau bond de la mobilité individuelle. Pour se déplacer, les usagers favorisent l’emploi de la voiture ou des deux roues, lorsque les trajets sont trop longs pour la marche. La Semaine Européenne de la Mobilité qui se termine représente l’occasion pour les transports publics de se lancer dans une campagne de reconquête.Les transports publics et la mobilité individuelle

Les transports publics en crise

Dans les communautés urbaines, c’est au vélo que profite particulièrement cette méfiance envers les transports en commun. Une réalité d’autant plus sensible depuis la rentrée qu’elle se trouve encouragée par une météo favorable et les quelque 1 000 kilomètres de nouvelles pistes cyclables – surnommées « coronapistes » – développées récemment par de nombreuses communes. La pratique du vélo y a réellement décollé. L’utilisation de la voiture individuelle ne faiblit pas non plus.

Dans un pays comme la France, le prix payé par un voyageur dans les transport en commun ne couvre déjà qu’un quart du coût total engagé pour le transport. Au mois de juin, l’UTP en appelait déjà aux pouvoirs publics pour un plan massif de soutien aux transports publics. « La crise a provoqué une réduction brutale et considérable des ressources des transports publics locaux, évaluée ce jour, à au moins 4 milliards d’euros. L’UTP attend un acte fort de la puissance publique pour dépasser la crise et améliorer durablement la mobilité et la vie quotidienne de millions de Français », précisait l’organisme. Moins de recettes signifient aussi moins d’investissements dans les transports publics, ce qui a terme risque d’en dégrader l’attrait.

Des usagers qui se tournent vers une mobilité individuelle

Selon Thierry Mallet, président de Transdev et de l’Union des transports publics (UTP), il s’agit d’un vrai changement dans les comportements. « Suite à cette crise, le télétravail s’est fortement développé, ce qui fait qu’une partie de nos voyageurs quotidiens ne vont plus prendre les transports publics. Il y a un deuxième groupe qui choisit la marche, le vélo pour les trajets courts. Et il y a un troisième groupe qui privilégie la voiture de peur d’une contamination », explique-t-il.

Et pour ne rien arranger, de nombreuses « coronapistes » ont tout simplement pris la place d’anciens couloirs de bus, ce qui oblige les bus à circuler au milieu de la circulation générale. Et en réduit encore l’attrait, en allongeant le temps de parcours ! Il s’agit donc, pour les opérateurs de transports, de reconquérir un public qui les désertent de plus en plus.

Une campagne de sensibilisation pour reconquérir le public

Lors de la SEM, de nombreuses campagnes de transports en commun gratuits ont été organisées à travers le pays. Certaines pour une journée, d’autres pour plus. Mais encore faut-il convaincre les usagers de la sûreté des transports publics. En raison des désinfections régulières, les risques de contamination y sont faibles si les autres gestes barrières sont correctement respectés.

Pour reconquérir le public, la sécurité, le confort, la diversité et les horaires flexibles sont les maîtres-mots de la campagne de sensibilisation orchestrée par Objectifs Transports Publics et organisée dans tout le pays. Le but est de sensibiliser les non-utilisateurs et les utilisateurs occasionnels pour les inciter à changer leurs habitudes de déplacement. Les transports publics peuvent constituer un élément important des établissements scolaires, soucieux de mettre en place un Plan de Déplacements (PDES), pour lequel notre programme Moby peut les aider,  Il faut de plus convaincre que ce mode de déplacement est aussi complémentaire des autres.

« Mon rêve, c’est que l’on puisse aménager les infrastructures pour que tout soit fluide. Qu’on puisse faire le lien entre chaque mode de transport », explique Anne Gérard, présidente d’Objectifs Transports Publics. Avant la crise sanitaire, l’intermodalité constituait un élément capital de la stratégie de mobilité. Elle est un peu passée au second plan dans cette nouvelle époque de mobilité individuelle.

Sources : France-Inter, UTP, Objectifs Transports Publics

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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