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Les vertus inattendues du champignon ou le champignon qui recycle les mégots

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Près de 800 000 tonnes de cigarettes sont consommées chaque année, au péril, on le sait, de la santé des fumeurs. Mais une fois transformées en fumée, les cigarettes laissent une trace bien réelle derrière elles, et bien polluante : les mégots ! Une designeuse française, Audrey Speyer, a trouvé un moyen de nous en débarrasser grâce à un champignon, ou plus exactement au mycélium, c’est-à-dire à la racine du champignon.Le champignon et les mégots

Du champignon au cendrier

Audrey Speyer a d’abord étudié les propriétés et les capacités d’absorption du champignon. Elle a créé une start-up, Purifungi, qu’elle définit comme « une initiative multidisciplinaire entre la recherche scientifique, l’engagement écologique, et la résilience citoyenne » et qui s’occupe de « préserver et stimuler la biodiversité urbaine », notamment en dépolluant les sols grâce au mycélium.

Elle a ensuite conçu un cendrier-champignon, capable d’absorber les mégots de cigarettes. Il sera testé très bientôt lors du festival Cabaret Vert, à Charleville-Mézières du 22 au 25 août prochain. En effet, « le mégot, c’est le déchet number one du festival. C’est celui qui nous donne le plus de fil à retordre car c’est un déchet extrêmement nocif, extrêmement présent et en plus, petit, donc il a tous les inconvénients » déclare Jean Perrissin, responsable « développement durable » du festival. Une partie des cendriers habituels seront remplacés par ceux plus insolites de la designeuse.

Le mycélium « mange » les mégots

Mais comment ça marche ?. En fait, le principe semble simple : on dépose sa cigarette dans une litière composée de paille, de copeaux de bois et de carton. Ces différentes matières constituent un lieu de culture pour les champignons. La racine se développe et enveloppe le mégot en deux semaines environ. Deux mois plus tard, le mégot sera totalement « digéré » par le champignon, alors qu’il lui faut plusieurs années dans la nature.

Il en résulte un matériau réutilisable, une résine qui peut entrer dans la composition des briques pour la construction ou encore dans celle du plastique. Il pourrait même remplacer le polystyrène. L’autre avantage est que si l’on oublie sur place ce cendrier, il se décompose et participe à la dépollution du terrain.

Reste cependant encore à discipliner suffisamment les fumeurs, afin de les dissuader de jeter leurs mégots n’importe où, dans la nature ou dans la rue. Pour les festivaliers du Cabaret Vert, ce sera sûrement sans difficulté, puisqu’il s’agit d’un festival « durable et solidaire ». Pour les autres, ça risque d’être plus difficile.

Sources : France-Bleu, France-TV-Info

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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