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L’impact du DPE sur le prix des logements

L’association Dinamic (Développement de l’information notariale et de l’analyse du marché immobilier et de la Conjoncture), créée par le Conseil National du Notariat, a mené, en fin d’année 2013, une étude afin de donner une « estimation de la valeur verte des logements » : c’est-à-dire la variation de leur prix (ou loyer) imputable à la performance environnementale (liée à différents facteurs : leur performance énergétique, les matériaux de construction, l’accès aux transports en commun, etc.).

Il s’agit de la première étude de ce genre en France : une menée en Allemagne et Suisse avait permis de chiffrer des gains de l’ordre de 5 % pour les bâtiments verts, valeur confortée par une évaluation de la Commission Européenne. La présente étude se fonde sur l’exploitation des bases de données notariales et permet de chiffrer l’impact de l’étiquette énergie sur le prix des logements. En effet, obligatoirement annexé depuis 2006 à toute  promesse de vente ou, à défaut, à l’acte authentique, le Diagnostic de Performance Energétique (DPE), avec ses variables « énergie » et « climat », a été progressivement intégré dans les bases notariales depuis 2010.

Si la lettre D est la plus répandue, sa prépondérance est cependant plus forte au Sud et Sud-ouest qu’au Nord et Nord-est, selon l’étude. Les étiquettes E à G sont majoritaires dans le Nord-est, alors que les A à C augmentent au fur et à mesure que l’on descend vers le Sud : l’étude y voit une influence du climat. L’analyse a cependant été restreinte aux maisons dites « en bon état » (l’état du bien a une forte incidence sur son prix) pour tenter de mettre en évidence le seul facteur de la performance énergétique.

L’étude met en évidence des écarts qui approchent de 30 % de moins-value (classe G) ou de plus-value (classe AB), résultats cependant affectés d’une marge d’incertitude importante (d’autant qu’ils excluent l’Ile-de-France), reconnaît l’étude. Ces premiers résultats restent donc à conforter, d’autant que les variables issues du DPE ne sont saisies que depuis peu dans les bases notariales, l’obligation de renseigner les variables vertes n’entrant en vigueur qu’en ce début 2014, ainsi d’ailleurs que de nouvelles, relatives au type d’énergie principale, à l’équipement en énergie renouvelable, aux matériaux de construction et à un éventuel label.

Source : Notaires de France