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Londres : des anneaux bleus pour alerter sur le réchauffement climatique

Mauvaise nouvelle pour la Grande-Bretagne, malgré de nombreuses installations d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques, les émissions de dioxyde de carbone ont augmenté de 3 % en 2010. Il s’agit là de la première hausse depuis 7 ans, résultat, selon le Telegraph,  d’une utilisation accrue des centrales au charbon et au gaz pour pallier l’arrêt  de réacteurs nucléaires. A quelques mois des jeux olympiques d’été dans la capitale britannique, qui se veulent plus verts que ceux de Pékin, un artiste londonien, Michael Pinsky, a eu une idée originale pour alerter les passants sur une des conséquences du réchauffement climatique induit par les émissions de CO2 : la montée des eaux.

Anneaux bleus à Londres pour surveiller consommations d'électricité

En effet, en ce  moment, la protection de l’environnement mobilise particulièrement Londres : vélos en libre-service, apparition de bus « verts », déploiement de taxis à hydrogène, rien n’est négligé pour réduire la pollution atmosphérique et donner de la ville une image globalement plus verte. Et pour alerter l’opinion sur le réchauffement climatique, dans le cadre d’un projet collectif avec Artsadmin, LIFT (London International Festival of Theatre) et Imagine 2020, Michael Pinsky a imaginé des anneaux bleus fluorescents, rappelant bien sûr les anneaux olympiques, encerclant trois colonnes londoniennes : celles du duc d’York, de la place Paternoster et du carrefour de Seven Dials.

Installés depuis le 7 février à plusieurs mètres au dessus du sol, ils veulent illustrer la montée des eaux, conséquence du réchauffement climatique et donc des rejets de CO2, en symbolisant le niveau de la mer en… 3012, soit 28 mètres de plus qu’aujourd’hui, selon des projections (encore incertaines toutefois) de la communauté scientifique. Autrement dit, ces cercles de leds bleus montrent que, si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent au rythme actuel, dans un millénaire, Londres n’existera plus, engloutie en grande partie par les eaux. Scénario catastrophe, soit, mais pas complètement invraisemblable cependant.

Sources : Zegreenweb, The Telegraph, Ashdenizen

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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