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L’ONU inquiète devant l’augmentation de déchets électriques et électroniques (DEEE) dans le monde

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Les quantités de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) augmentent très rapidement dans le monde et l’ONU s’inquiète du manque de traitements adaptés de ces déchets dans certains pays. La France par contre, sous l’impulsion d’une directive européenne, se décerne un satisfecit, peut-être pas totalement mérité.

Les DEEE se composent de tous les équipements ménagers électriques ou électroniques (réfrigérateurs, téléviseurs, téléphones ou ordinateurs par exemple) mais aussi industriels déclassés. Ils contiennent des métaux précieux (or, argent, palladium, cuivre et indium en particulier) mais dangereux s’ils ne sont pas manipulés avec certaines précautions : dangereux pour le santé humaine, mais aussi très dommageables pour l’environnement. Les stocker ne peut donc rien résoudre.

Or, au niveau international, le bilan est mauvais, et tout particulièrement dans les pays émergents où les DEEE s’amoncellent, pour une grande partie sans aucun traitement : ces pays sont maintenant grands consommateurs de téléphones portables et autres appareils électroniques,  mais n’ont pas les structures de recyclage nécessaires. Actuellement, ce sont encore les États-Unis qui sont les plus gros producteurs de DEEE avec 3 millions de tonnes par an, mais la Chine en est déjà à 2,3 millions de tonnes. En Inde, au Brésil et en Afrique du Sud, les quantités de déchets devraient exploser d’ici 2020 : l’ONU en prévoit 500 % de plus pour l’Inde et entre 200 et 400 % de plus pour les autres pays.

En Europe depuis 2006, une directive vise à rendre obligatoire la valorisation des déchets d’équipements électriques et électroniques. Celle-ci, citée par l’ADEME, précise que ces derniers doivent être récupérés :

  • soit par les collectivités locales qui ont mis en place la collecte sélective (déchèterie, collecte de proximité par exemple),
  • soit par les distributeurs (retour magasin, reprise livraison)… Les DEEE collectés sont ensuite enlevés et valorisés par différents prestataires. Les producteurs d’EEE sont tenus de prendre en charge financièrement la collecte et le traitement des DEEE au prorata de leur part de marché. Pour s’acquitter de leurs obligations, ils doivent adhérer à l’un des quatre éco-organismes agréés (Ecologic, Eco-Systèmes, ERP pour tous les DEEE ménagers hors lampes, Recylum pour les lampes), ou mettre en place une filière individuelle qui doit être approuvée par les pouvoirs publics.

En France, 3 800 producteurs adhèrent à un éco-organisme, et il existe actuellement 18 600 points de collecte auprès des distributeurs et 3 400 auprès des collectivités locales. La directive européenne prévoyait une collecte de 4 kg par habitant et par an, et nous en sommes à 5,7 kg, soit 371 000 tonnes de DEEE collectés en 2009. En 2008, 81 % des déchets collectés avaient été recyclés et des organismes sociaux avaient pu bénéficier d’une partie du matériel après remise en état. Ces bons résultats poussent la France à revoir ses objectifs à la hausse, pour atteindre 10 kg par habitant et par an en 2014. Pour cela, le gouvernement prévoit de mettre en place des actions de sensibilisation et les distributeurs pourraient devoir reprendre les appareils usagés même sans achat de remplacement par les clients.

Tout cela semble bien effectivement, mais nous produisons entre 14 et 24 kg de DEEE par habitant chaque année, soit dans les 900 000 tonnes environ ! Nous sommes donc loin du compte. Et d’autres pays d’Europe, soumis aux directives européennes (Suède et Royaume-Uni) ou pas (Norvège, Suisse), en sont déjà, eux, à 10 kg et plus par an et par habitant. Même si, ici, la situation est moins préoccupante que dans les pays émergents, nous avons encore des efforts à fournir pour devenir réellement des éco-citoyens.

Sources : Bati-actu, Wikipédia, ADEME

Consultez également la page de notre annuaire dédiée à ce thème

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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Une réponse sur “L’ONU inquiète devant l’augmentation de déchets électriques et électroniques (DEEE) dans le monde”

  1. Bonjour a tous,
    effectivement les déchets s’entassent mais pourquoi jeter ou considérer comme déchets des appareils dont la durée de vie n’a souvent pas atteint le tiers ? Face a cette problematique des initiatives naissent. Ainsi dans un mois sortira un site web qui achetera les téléphones portables entasses dans les tiroirs des français. S’ils sont en état de fonctionner ils trouveront une deuxième vie sinon ils seront démantelés. MistreRecycle.com les rachetra pour certains d’entre eux jusqsu a 300 €! Qunad eco-responsable ré avec rentable…

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