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Lundi vert : une initiative pour changer d’habitudes alimentaires

A chaque début d’année, on prend de bonnes résolutions. Alors pourquoi pas celle de changer d’habitudes alimentaires pour protéger à la fois la planète, notre santé et la vie animale ? C’est en tout cas cette initiative que défend le mouvement « Lundi vert ». Il regroupe 500 personnalités, artistes, scientifiques, sportifs et acteurs publics, qui s’engagent en signant un appel à changer de manière de se nourrir en douceur, en renonçant un jour par semaine à manger de la viande ou du poisson. A leur exemple, chacun peut s’engager dans cette voie et même participer à une recherche sur le changement alimentaire.

Lundi vert

Lundi vert : un jour sans viande ni poisson…

L’initiative Lundi vert est en effet soutenue par des organismes comme le CNRS et l’INRA, qui organiseront une recherche sur le changement alimentaire avec des participants, volontaires, à cette action. L’appel pour un Lundi vert se fonde sur des raisons impératives de diminuer collectivement notre consommation de chair animale en France.

Il développe pour cela trois arguments complémentaires : la sauvegarde de la planète, la santé des personnes et le respect de la vie animale. Cette opération Lundi vert débute donc le premier lundi de 2019, le 7 janvier et invite tous ceux qui le veulent à changer d’habitudes alimentaires en éliminant chaque lundi la viande et le poisson de son menu.

…Pour la sauvegarde de l’environnement

La production de viande constitue un gaspillage de ressources naturelles et représente une cause importante de déforestation et de perte de biodiversité. Elle contribue de plus à 14,5 % des émissions globales de gaz à effet de serre. « S’alimenter avec des végétaux plutôt que d’alimenter des animaux avec des végétaux pour ensuite les consommer permettrait de dégager de 2 à 20 fois plus de protéines par hectare cultivé, et par conséquent de répondre de manière plus rationnelle aux défis alimentaires de la planète dans un contexte de population croissante« , constate le manifeste.

L’élevage consomme de plus une quantité très importante d’eau potable, bien supérieure par calorie produite que la production de céréales ou de féculents. En mer, la surpêche cause des dégâts irréversibles aux écosystèmes. « Il est donc possible de considérer, comme le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qu’« une journée sans viande peut aider à lutter contre le changement climatique » en conclut l’appel.

…Ou pour la santé humaine

Autre raison objective de limiter la consommation de chair animale : la santé. Une moindre consommation de viande contribue à atténuer le risque de maladies cardio-vasculaires, de diabète et d’obésité. Pour l’Organisation Mondiale de la Santé, la viande rouge transformée est une cause certaine de cancer, non-transformée, c’est une cause probable. Consommer moins de viande contribue donc à limiter la probabilité de développer un cancer.

D’autres risques sanitaires sont liés à l’élevage industriel : la propagation d’épidémies chez les animaux et des souches bactériennes dont certaines résistent aux antibiotiques.

…Ou encore pour le respect de la vie animale

De nombreuses espèces aussi bien terrestres que marines sont tuées pour la consommation humaine. L’engagement revient sur les conditions souvent difficiles pour elles d’élevage de manière intensive, dont provient une grande partie de la viande que nous consommons, et sur les méthodes encore pires  d’abattage des animaux.

Il rappelle de plus la sensibilité à la douleur de tous les animaux, précisant que le sort des poissons n’est pas plus enviable que celui des animaux terrestres.

Les signataires en appellent à tous : « En conclusion, pour l’un ou plusieurs des arguments que nous venons de mentionner (la planète, la santé et les animaux), il nous semble à la fois rationnel, souhaitable et réaliste d’infléchir nos habitudes, en commençant par nos repas chaque lundi. Bien que ces évolutions de pratiques individuelles ne soient pas suffisantes pour produire tout le changement nécessaire (qui relève naturellement d’un niveau plus global), nous pensons qu’elles y contribuent. C’est donc l’engagement que nous prenons publiquement et que nous vous invitons à prendre avec nous. »

Une étude scientifique

Enfin, le dernier volet de cet engagement, uniquement pour les volontaires qui s’y inscrivent, consiste en une étude scientifique, menée par une équipe de chercheurs (CNRS, INRA et universitaires), et dont il est possible de sortir à tout moment et sans justification.

Les résultats en seront publiés sous la forme de données statistiques globales intégralement anonymes.

Source : Lundi vert

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