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Lutte contre la déforestation importée : la France préside l’ADP

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Depuis le 1er juillet, et jusqu’à la fin de l’année, la France préside le Partenariat des Déclarations d’Amsterdam (ADP pour Amsterdam Declarations Partnership). Celui-ci a pour objectif d’enrayer la déforestation importée, induite par les chaînes d’approvisionnement européennes. Il regroupe le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Norvège, les Pays-Bas, le Danemark, la France et l’Italie, et s’est élargi en début d’année à l’Espagne et la Belgique.

Déforestation importée

129 millions d’hectares en moins depuis 25 ans

La forêt rend à l’humanité des services inestimables. Elle séquestre une part importante de carbone, contribuant ainsi à la lutte contre le changement climatique. Elle atténue les événements climatiques extrêmes, filtre l’eau et offre une protection contre les inondations. Elle abrite aussi une biodiversité remarquable rassemblant 75 % des espèces vivantes. Elle est enfin le lieu de vie de communautés autochtones et fournit un revenu à plus de 1,6 milliard de personnes.

Mais sa superficie s’est réduite de 129 millions d’hectares dans le monde entre 1990 et 2015. Cela représente deux fois la superficie de la France. La production agricole et l’élevage en constituent la première cause. Et les pays européens sont responsables de plus du tiers de cette déforestation importée : elle est en effet liée au commerce international de produits agricoles. Cet impact est particulièrement fort dans les régions tropicales humides où sont cultivées la plupart des denrées susceptibles d’être exportées vers l’UE.

Le partenariat des Déclarations d’Amsterdam

Le partenariat des Déclarations d’Amsterdam a été initié en 2015, au regard de l’urgence d’agir face à la saison sèche et la reprise des feux en Amazonie et particulièrement au Brésil. Il s’est constitué à l’occasion de la COP21 sur la base des principes de la déclaration de New York sur les forêts. Il vise à coopérer avec le secteur privé et les pays producteurs pour des chaînes d’approvisionnement durables et zéro-déforestation.

Il réunit ses membres autour de la promotion de la durabilité de l’agriculture en éliminant la déforestation liée aux produits agricoles de base. Il s’agit notamment des filières non-durables du cacao, de l’hévéa, du soja, de l’huile de palme, du bois et ses produits dérivés, et du bœuf et co-produits.

La déforestation importée, enjeu de la présidence française de l’UE début 2022

La France a publié en 2018 sa Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI). Avec un objectif ambitieux : mettre fin d’ici 2030 à la déforestation causée par les importations françaises de produits forestiers ou agricoles non durables. L’objectif de cette stratégie est d’amener chaque acteur (producteurs, entreprises, investisseurs, consommateurs) à faire évoluer ses pratiques pour diminuer la déforestation. Mais cette SNDI est seulement incitative et ne comporte aucune mesure contraignante.

« La présidence française du partenariat des déclarations d’Amsterdam est une formidable opportunité de fédérer les Etats-membres et de porter une voix commune pour renforcer la législation contre la déforestation importée en Europe, un enjeu clé de la présidence française de l’Union Européenne de début 2022 » a déclaré la présidente pour la France de l’ADP.

Sources : Ministère de la Transition écologique, le site de la SNDI

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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