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Nouvelle édition du bilan énergétique de la France

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Bilan énergétique de la FranceLe Service de l’Observation et des statistiques (SOeS) a récemment publié, comme chaque année depuis 1982 sous sa forme actuelle, le bilan énergétique de la France en 2012. Outil de présentation synthétique des flux des différents produits énergétiques, ce bilan permet de calculer des indicateurs tels que l’efficacité énergétique et la dépendance vis-à-vis des autres pays en matière d’approvisionnement. Celui de 2012 est marqué par la stagnation de l’économie française.

Le cours des énergies a continué à augmenter au niveau mondial, alourdissant le prix des produits énergétiques importés : produits pétroliers et gaz naturel notamment. De plus, 2012 a été une année à peine plus chaude que la moyenne des 30 dernières années (contrairement à 2011, année la plus chaude depuis 1900), ce qui a induit un besoin énergétique complémentaire de 5,7 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep). Les importations de produits pétroliers ont augmenté, mais aussi celles de charbon, davantage sollicité par les centrales thermiques en 2012. Les exportations d’électricité ont par contre diminué, néanmoins le déficit global des échanges extérieurs s’est réduit de 1,5 %, amélioration due en fait aux difficultés du secteur du raffinage, dont découle une baisse de 12 % des importations de pétrole brut.

Mais la facture énergétique française bat un nouveau record, s’établissant à 69 milliards d’euros, plus de 7 milliards de plus qu’en 2011. La production d’énergie primaire s’est quant à elle tassée (136 Mtep), en recul de 1,2 % par rapport à l’année précédente, presque entièrement imputable à l’électricité nucléaire en raison d’une moindre disponibilité des centrales. Par contre, les filières renouvelables (+ 4Mtep par rapport à 2011) ont toutes progressé : hydraulique en tête (+ 25 % grâce à la fin de la sécheresse) mais éolien, photovoltaïque et énergie provenant de la valorisation des déchets, ont aussi continué leur progression.

En 2012, la consommation d’énergie primaire corrigée des variations climatiques a diminué de 2,3 % (moins de 260 Mtep), soit un niveau inférieur à celui de 2009. La consommation finale de produits énergétiques, corrigée des variations climatiques, enregistre aussi une baisse de 0,7 %. « Oscillant depuis trois ans également autour de 155 Mtep, la consommation finale énergétique corrigée des variations climatiques a reculé de – 0,5 % en 2012 » précise le SOeS : un léger repli, mais deux fois plus marqué dans l’industrie et dans le tertiaire, et aussi proche de 1 % dans les transports. Seule l’agriculture augmente sa consommation de 0,7 %, alors que la consommation résidentielle reste stable, mais se compose différemment : baisse des produits pétroliers et du gaz naturel au profit de la consommation électrique.

Selon le calcul partiel et provisoire du SOeS, les émissions de CO2 liées à la combustion d’énergie corrigées des variations climatiques baissent de – 3,1 %. Elles diminuent franchement depuis cinq ans, avec un recul de – 2,2 % en moyenne par an depuis 2007. Ainsi, en 2012, leur niveau a été inférieur de 8,8 % à celui de 1990. Elles sont restées stables en 2012 en données réelles.

Mais les objectifs calculés d’après la directive européenne relative aux énergies renouvelables ne sont pas atteints : 22 Mtep réellement enregistrées contre 22,9 Mtep prévues, avec un retard sur l’objectif particulièrement marqué pour l’éolien.

Source : Ministère du développement durable

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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