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Observ’ER : le baromètre 2011 de la filière énergies marines

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La RanceLa mer représente un vaste potentiel énergétique pour la France, dont le domaine marin, en métropole comme outre-mer, est fort important. Toutefois, actuellement la seule exploitation qui en soit faite se réduit à l’usine marémotrice de la Rance. Par contre de nouvelles technologies se développent et devraient faire leur entrée dans le paysage énergétique français de 2020.

Actuellement les chiffres se résument à peu de choses : 240 MW de puissance installée fin juin 2011 et 529 GWh produit en 2010, mais l’objectif de puissance supplémentaire installée s’élève à 800 MW à l’horizon 2020. Mais l’expérience du seul site connecté (l’usine marémotrice de la Rance), développée en précurseur dans les années 60 restera unique : en effet, le montant de l’investissement initial et le fort impact visuel et environnemental de telles réalisations constituent maintenant des obstacles insurmontables.

Mais l’énergie contenue dans les courants marins intéresse parce qu’elle est à la fois puissante et prévisible. Même en se restreignant aux côtes où le courant de marée dépasse 3 m/s (Bretagne et Cotentin principalement), un rapport du ministère du développement durable estime à 1 000 MW la puissance installable.  Un potentiel réel donc, et l’installation de la première hydrolienne au large de Paimpol (voir notre article du 27/01) montre le dynamisme de la recherche dans cette filière, et les projets de recherche dans le domaine des énergies marines se multiplient, tant sur l’éolien offshore, posé ou flottant, que sur les hydroliennes. Par contre, la filière houlomotrice marque actuellement le pas, faute d’avoir encore identifié le meilleur moyen pour transformer le mouvement des vagues en énergie : malgré un potentiel important (40 TWh, soit 10 à 15 GW), les projets restent encore au stade expérimental.

L’énergie thermique des mers représente une solution intéressante pour les zones insulaires en milieu tropical : cette technologie utilise la différence de température entre une eau chaude en surface (25°C) et une eau océanique profonde autour de 4°C. Un premier prototype verra le jour en 2012 à La Réunion. La filière osmotique, qui tente de produire de l’électricité en exploitant la différence de salinité entre eaux marines et eaux douces reste par contre la grande inconnue, et une installation-pilote, toujours à La Réunion, fait l’objet d’une étude d’opportunité.

Dans les 6 000 MW d’énergies renouvelables en mer à l’horizon 2020, l’éolien offshore (voir notre article sur la filière éolienne) se taille la part du lion, et l’ADEME n’évalue qu’à 800 MW la part de l’hydrolien, l’houlomoteur et l’énergie thermique des mers. Cela va peut-être changer avec le titre d’Institut d’excellence dans le domaine des énergies décarbonnées récemment obtenu par le projet France Energies Marines, et le fait que des industriels solides soient maintenant prêts à investir et développer pour développer ces projets.

Source : Observ’ER, EDF (photo)

 

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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