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Obsolescence choisie ou subie ? L’avis des consommateurs

obsolescence choisie ou subie ?Selon l’avis de 50 % des Français, les marques de téléphones portables pratiquent l’obsolescence programmée, c’est-à-dire réduisent volontairement la durée de vie de leurs produits. Mais à quoi pensent les consommateurs lorsqu’ils remplacent leur appareil tous les deux ans alors qu’il marche encore ? L’association HOP (Halte à l’Obsolescence Programmée) a enquêté pour savoir s’il n’existe pas une obsolescence subie, contre laquelle on s’insurge, et une choisie, quand on remplace un appareil qui fonctionne encore.

Obsolescence choisie ?

Chaque année, il se vend en France près de 25 millions de téléphones portables, ce qui entraîne la mise au rebus de presque autant d’appareils. En fait, 88 % de ces appareils mis au rebus fonctionnent encore et étaient en possession de leurs propriétaires depuis deux ans en moyenne. Alors pourquoi les remplacer ?

Trois raisons sont avancées le plus souvent pour remplacer ces appareils encre fonctionnels : pour accéder à de nouvelles fonctionnalités, ou parce que le nouveau modèle est plus attirant, ou bien encore, pour certains, tout simplement parce qu’ils se sont lassés de l’ancien. Des déclarations paradoxales, car, selon une enquête de 2017, 79 % des consommateurs déclarent ne changer de téléphone que lorsqu’il ne fonctionne plus !

Réparable ou non, on change

Même lorsque le téléphone portable remplacé ne fonctionne plus, pour la majorité des répondants, la question de la réparation ne se pose même pas : ils ne savent pas s’il était réparable et n’ont pas cherché à le faire remettre en état. Le remplacement prématuré est entré dans les mœurs, tout comme le stockage de l’ancien appareil, utilisable ou pas, au fond d’un tiroir (pour la moitié des cas).

Les marques déploient des efforts constants pour entretenir l’envie de changer de portable. Il faut donc à la fois aider le consommateur à prolonger la durée de vie de son appareil et à optimiser la deuxième vie des produits remplacés, afin qu’ils ne finissent pas au tiroir.

Et, pour cela d’abord connaître le type de valeur (ce qu’on appelle la « valeur résiduelle perçue ») que porte le consommateur à son portable, pour pouvoir adapter le discours aux différents cas. Est-elle d’ordre sentimental ? financier ? utilitaire ? Pour certains individus « gardeurs », il est possible de les encourager à garder ce qui les intéresse : une photo de l’objet ou la coque par exemple dans le cas d’un attachement sentimental. Pour d’autres les inciter à se poser la question : pour le type « utilitaire » par exemple : le réemploi est-il plausible ? Dans ce cas, n’en garder qu’un et faire circuler les précédents, peut-être vraiment atteint d’obsolescence.

Source : HOP

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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