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OID : 2 % de consommation en moins pour les bâtiments tertiaires

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Logo OIDL’Observatoire de l’Immobilier Responsable (OID) a présenté les principaux indicateurs énergétiques et environnementaux des bâtiments tertiaires, publiés dans son Baromètre 2017. Il note la confirmation d’une tendance à la baisse, régulière mais insuffisante, de 2 % par an des consommations en énergie primaire des bâtiments de bureaux.

Un décret suspendu mais des acteurs prévoyants

La performance énergétique des bâtiments s’inscrit dans la déclinaison du Plan Climat et du Plan de rénovation énergétique présenté par les pouvoirs publics. Cependant, l’application du « décret tertiaire » (décret du 9 mai 2017) a été suspendue et aucune obligation réglementaire n’existe à ce jour sur la performance énergétique du parc tertiaire.

Par contre, les acteurs ont pris les devants en lançant, dès 2013, sous l’impulsion du Plan Bâtiment Durable, une charte d’engagement volontaire (120 signataires affirment leur volonté d’anticiper le décret tertiaire à venir). Celle-ci a été revisitée en octobre 2017, afin d’engager les acteurs immobiliers dans une démarche globale de performance environnementale.

L’OID et la réalité du terrain

Le Baromètre 2017 de l’OID permet de comparer la réalité du terrain aux objectifs globaux de performance énergétique fixés par les pouvoirs publics. Il s’appuie sur l’analyse d’au moins 7 000 bâtiments tertiaires, soit environ 27 millions de mètres carrés. Il montre que l’augmentation de la performance énergétique des bureaux se poursuit à un rythme régulier.

De 429 kWhEP/m² (kilowattheure d’énergie primaire par mètre carré) en 2016, elle passe à 422 kWhEP/m² en 2017, soit une baisse de 2 % des consommations réelles d’énergie primaire, qui confirme la tendance observée depuis 2012.

Des performances insuffisantes en regard des objectifs

Si cette tendance se montre bien orientée à la baisse, elle reste toutefois largement insuffisante  pour atteindre les objectifs du décret tertiaire. En effet, celui-ci prévoit une diminution de 40 % des consommations d’ici 2030 et l’atteinte d’un objectif de 257 kWhEP/m², qui apparaît comme très ambitieux.

On est actuellement bien loin du compte, puisque 66 % des bâtiments de bureaux affichent  une classe E, F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE). Et ce constat est le même pour les autres bâtiments tertiaires : commerces ou bâtiments de logistique. De plus, les bâtiments rénovés depuis 2008, ou les bâtiments récemment construits, présentent des performances énergétiques respectives de 370 à 398 kWhEP/m².

L’OID rappelle aussi l’importance de l’accès aux données fines de consommation et de leur analyse, ainsi que les opportunités liées à l’effacement (relativement ténues sur le plan financier, mais tout de même intéressantes en termes d’anticipation de la rentabilité future de cette pratique).

Source : OID.

 

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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