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OMM : « La planète se rappelle au bon souvenir des négociateurs de l’Accord de Paris »

Selon un communiqué de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), le changement climatique affiche de nouveaux records, permettant à la planète de se rappeler « au bon souvenir des négociateurs de l’Accord de Paris. » Persistance de températures record et de conditions météorologiques extrêmes à l’échelle de la planète, fonte rapide des glaces de l’Arctique, blanchissement des coraux à grande échelle : autant de signaux qui montrent, selon l’OMM, à quel point il est urgent de signer et d’appliquer l’Accord de Paris sur les changements climatiques.

el ninoSelon son secrétaire général, Petteri Taalas : « L’ampleur des changements a surpris jusqu’aux climatologues les plus avertis. La planète se transforme sous nos yeux. Si la communauté internationale s’attache sans plus tarder à enrayer la hausse des émissions de CO2, nous pouvons encore espérer stabiliser le réchauffement de la planète au cours des prochaines décennies. Si elle n’agit pas, la planète en subira les conséquences pendant des dizaines de milliers d’années. L’OMM se réjouit de ce qu’un nombre record de gouvernements s’apprêtent à signer, le 22 avril, cet accord historique sur le climat. Avec l’aide des services météorologiques nationaux, l’Organisation fera son possible pour que l’Accord de Paris soit appliqué rapidement et que des mesures d’adaptation aux changements climatiques soient prises. »

L’adaptation devient primordiale car la multiplication des catastrophes d’origine météorologique devrait persister au moins jusqu’à la seconde moitié du siècle. Elle passe par des systèmes modernes d’alerte précoce et des services climatiques plus performants dans lesquels il faut investir. L’OMM a d’ailleurs entrepris de mettre en place un système mondial intégré d’information sur les gaz à effet de serre, permettant aux gouvernements de définir des mesures plus ciblées pour limiter les émissions. Elle veut aussi élaborer des produits d’information fiables et accessibles sur le climat afin de gérer plus finement les énergies renouvelables et accroître l’efficacité énergétique.

En effet, si le puissant El Niño de 2015 a exacerbé le réchauffement et es phénomènes extrêmes des derniers mois, le changement climatique à long terme d’origine anthropique n’en demeure pas moins la principale cause des changements climatiques : « Chacune des décennies passées a été nettement plus chaude que la précédente. La période 2011–2015 a été la plus chaude jamais enregistrée, record également détenu par l’année 2015. » Ainsi, au cours du premier trimestre 2016, des records de chaleur ont à nouveau été battus et ce, plus largement que jamais.

Parallèlement, d’autres phénomènes préoccupants ont été observés depuis le début de l’année :

  • La concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère a atteint 403,28 parties par million en février 2016.
  • Le maximum saisonnier de la banquise arctique, observé en mars 2016, était le plus faible jamais enregistré pour la deuxième année consécutive
  • La fonte de la nappe glaciaire du Groenland a atteint des proportions inhabituelles et a débuté exceptionnellement tôt (semaine du 11 mars), battant avec un mois d’avance le record précédent, caractérisé par la fonte de plus de 10 % de l’inlandsis.
  • Dans la mer de Beaufort, au nord de l’Alaska, la débâcle est survenue inhabituellement tôt.
  • L’épisode dévastateur de blanchissement des coraux, amorcé en octobre 2015, s’est aggravé en 2016 en raison des valeurs record affichées par les températures de surface de l’océan.
  • La sécheresse induite par l’épisode El Niño a entraîné une insécurité alimentaire généralisée et des pénuries d’énergie hydroélectrique dans la corne de l’Afrique et en Afrique australe, alors que certaines régions d’Amérique du Sud – en particulier l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay – ont subi de graves inondations.

Une multiplication des journées de canicule, nuits chaudes et vagues de chaleur est aussi prévisible avec ses incidences sur la santé publique. Des moyens d’adaptation doivent donc être mis en place pour réduire les risques sanitaires liés à la chaleur. Il convient aussi d’être plus réactif face à la sécheresse ou aux risques de pluies torrentielles et d’inondation qui augmentent. Des alertes comportant les impacts avec des indications détaillées sur les conséquences matérielles sont et doivent être de plus en plus utilisées, pour permettre de mieux protéger personnes et biens.

Source : OMM

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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