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Paris : Adieu Autolib’, bonjour Moov’in.Paris

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Moov'in. Paris by RenaultLe service Autolib’ s’arrêtera définitivement le 31 juillet à Paris. Il sera remplacé dès septembre par le service Moov’in.Paris de Renault. Partiellement dans un premier temps, mais les Parisiens pourront très rapidement avoir le choix. Ce service n’aura pas d’exclusivité et d’autres prestataires ont d’ores et déjà annoncé leur entrée en lice.

La fin d’Autolib’ à Paris

Après l’annonce du groupe Bolloré, qui gérait Autolib’, d’un déficit cumulé qui pourrait atteindre 293 millions d’euros en 2023 (date de fin de la délégation initiale), les élus du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole ont préféré arrêter les frais. Ils ont voté le 21 juin dernier la résiliation du contrat avec le groupe.

Le service Autolib’ a commencé à fermer progressivement ses stations dès le 1er juillet. Tous ses véhicules seront retirés de la circulation au 31 juillet. Dans les stations fermées, il n’est plus possible de louer ou de déposer une voiture Autolib’, ni même de recharger sa voiture personnelle.

Les bornes de recharge appartiennent cependant à la Mairie de Paris et seront de nouveau accessibles aux Parisiens et aux Franciliens dans un avenir plus ou moins proche (le groupe Bolloré doit y récupérer tous les boîtiers de pilotage), sans doute début 2019. Les places de stationnement réservées (3 244) seront ouvertes à tous les utilisateurs de voitures électriques. Un stationnement gratuit, mais toutefois dans la limite de 6 heures consécutives.

Mais la fin d’Autolib’ ne marque pas pour autant la fin de l’autopartage à Paris. Dès le début du mois de juillet, la Mairie de Paris et le groupe Renault présentaient une solution alternative, mais non exclusive.

Moov’in.Paris by Renault bientôt en place

Renault s’est associé à ADA pour présenter Moov’in.Paris, un service de « free floating », autrement dit un service sans infrastructure dédiée. Dès septembre, 120 véhicules doivent être déployés pour une première phase-test, puis le service sera étendu à compter de janvier 2019.

Les usagers trouveront donc à leur disposition 100 Zoe et 20 Twizy dès septembre dans les XIème et XIIème arrondissements de Paris, ainsi qu’à Clichy (Hauts de Seine). Cela permettra de tester et d’ajuster le fonctionnement du service. Renault assurera la maintenance et la réparation dus véhicules tandis qu’ADA s’occupera de la logistique. Il mettra à disposition du service une application digitale dédiée à la location de voitures de courte durée et assurera également les opérations de repositionnement et de recharge des voitures.

Car là réside toute la difficulté. Il n’y aura pas de stations dédiées, d’où le terme de free-floating. Cela donnera une plus grande liberté aux usagers, mais il faut assurer le positionnement des véhicules connectés pour qu’ils soient à leur disposition. Dans le courant de l’année prochaine, selon Renault, la flotte devrait dépasser les 2 000 véhicules.

Outre Renault, qui n’a donc aucune exclusivité sur le service, PSA a annoncé parallèlement début juillet qu’il déploierait également en Ile de France une flotte de 500 citadines électriques dès le quatrième trimestre 2018, sous sa marque « Free2Move ». D’autres candidats seraient aussi prêts à s’engager sur ce terrain, dont des agences de location de voitures.

Sources : UFC Que Choisir, Libération, Challenges, Renault

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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