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Pollution lumineuse et biodiversité

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L’Observatoire national de la biodiversité (ONB) a publié un nouvel bilan de suivi des activités humaines sur la biodiversité. Il fait notamment un focus sur la pollution lumineuse. Selon le nouvel indicateur de suivi de la pollution lumineuse, 85% du territoire métropolitain est exposé à un niveau élevé.

pollution lumineuse et biodiversité

Les activités anthropiques, causes du déclin

Le déclin de la biodiversité se fait à un rythme sans précédent, au point que l’on parle de sixième extinction de masse. La pollution lumineuse n’est pas seule en cause, le changement d’usage des sols, les prélèvements directs sur certaines espèces et bien d’autres activités humaines en sont aussi responsables. « Agir pour la biodiversité implique de s’attaquer en priorité à la diminution de ces pressions anthropiques », indique le bilan 2021 de l’ONB, Biodiversité en crise : il est urgent d’amplifier les actions.

Les pollutions (physico-chimiques, sonore, lumineuse, déchets marins, etc.) sont présentes de façon généralisée. En ce qui concerne la pollution lumineuse en particulier, selon l’indicateur qui s’appuie sur des données satellites, 85% du territoire métropolitain est exposé à un niveau élevé de lumière nocturne. Et l’impact de cette lumière est bien réel pour la biodiversité.

La pollution lumineuse perturbe de nombreuses espèces

Elle est le résultat de l’éclairage artificiel nocturne, particulièrement présent dans les agglomérations, mais souvent dans la campagne aussi. Elle résulte de l’habitat humain ainsi que de l’afflux d’enseignes lumineuses, pancartes, magasins, de l’éclairage public, mais aussi de la signalisation routière, aérienne et maritime.

Or de nombreuses espèces, animales ou végétales, ont besoin de l’alternance nuit/jour. Et cette pollution a différentes conséquences sur elles : dérèglement des rythmes biologiques de la faune nocturne, perturbation des déplacements des espèces (elles utilisent la lune et les étoiles pour s’orienter), fragmentation des milieux naturels pour les espèces qui fuient la lumière.

Des données satellitaires partielles

« La pollution lumineuse, induite par les éclairages artificiels, perturbe le cycle biologique des espèces animales – comme pour certaines chauves-souris – et constitue une barrière parfois infranchissable, mettant à mal les continuités écologiques », indique le bilan 2021 de l’ONB, Biodiversité en crise :il est urgent d’amplifier les actions. La conséquence est que de nombreuses espèces se raréfient. Ainsi les populations de chauve-souris ont vu leur nombre divisé par deux en seulement 13 ans.

Encore les données satellitaires utilisées ne rendent-elles compte « que de la fraction de la pollution lumineuse qui est renvoyée vers le ciel, en cœur de nuit et par temps dégagé. Par exemple, par temps couvert, la lumière artificielle est réfléchie par les nuages, amplifiant le phénomène. Par ailleurs, la grande majorité des espèces nocturnes ainsi que de nombreuses espèces diurnes sont très actives en début et/ou en fin de nuit : elles pourraient être confrontées à des niveaux de pollution lumineuse plus élevés que ceux présentés ». Ils doivent donc être considérés comme une estimation basse du phénomène.

Sources : ONB, Nature-France

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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