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Pollution plastique : une prise de conscience mondiale du problème

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Peu à peu, de plus en plus de pays prennent conscience de la pollution plastique qui envahit la terre comme les océans. Cette année, l’Organisation des Nations-Unies (ONU) avait fait de la lutte contre cette pollution le thème de la Journée Mondiale de l’Environnement. Une soixantaine de pays ont déjà pris des mesures pour la réduire à travers le monde. Deux de plus viennent de les rejoindre : le Chili et la Nouvelle-Zélande.

Pollution plastique au Chili

Une pollution plastique à réduire

En juin, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement, le Secrétaire général, António Guterres, avait déclaré : « Notre monde est envahi par les déchets plastiques nocifs. Si la tendance actuelle continue, il y aura en 2050 plus de plastiques que de poissons dans les océans. Le message est simple : bannissez les produits en plastique à usage unique« .

8 millions de tonnes de plastique finissent dans les océans, soit l’équivalent d’un camion à ordures complet à chaque minute. Un rapport de l’ONU estime à 5 000 milliards le nombre de sacs plastique consommés dans le monde chaque année, soit 10 millions par minute : «  S’ils étaient attachés ensemble, ils pourraient entourer la planète sept fois toutes les heures », explique le rapport.

La moitié du plastique que nous utilisons est à usage unique ou jetable. Quant aux bouteilles, nous en consommons un million à chaque minute et le recyclage ne concerne qu’un nombre infinitésimal.

Le Chili bannit les sacs en plastique

Pour le pays, qui consomme 3,4 milliards de sacs en plastique chaque année, c’est une véritable « révolution culturelle ». La loi chilienne interdit depuis le début du mois d’août la distribution des sacs en plastique, à l’exception de ceux servant à emballer les aliments « pour des raisons hygiéniques ou (…) pour éviter le gâchis de nourriture« .

Les entreprises ont 6 mois pour mettre en application cette interdiction totale, les petits commerces 2 ans. Des sanctions sont prévues ensuite sous forme d’amendes : 370 € par sac plastique remis aux clients. Entre-temps, « les commerces peuvent remettre un maximum de deux sacs plastique aux consommateurs à chaque achat », précise le texte.

Peu de déchets sont recyclés au Chili et 90 % des sacs en plastique finissent dans les décharges. Mais la pollution plastique touche surtout le littoral chilien (4 000 km), jonché de déchets lors de l’hiver austral : « Près des côtes, entre le Chili et le Pérou, il y a des îles de plastique de la taille du Mexique, soit près de 2 millions de kilomètres carrés« , explique Marcela Cubillos, ministre de l’environnement. « Non seulement la quantité est problématique, mais surtout la durée, puisque [les sacs] peuvent rester dans la nature jusqu’à quatre cents ans sans se dégrader. Alors que leur utilité dans la vie quotidienne ne dépasse pas trente minutes. »

L’année prochaine pour la Nouvelle-Zélande

Quelques jours après le Chili, c’était au tour de la Nouvelle-Zélande d’annoncer l’interdiction progressive des sacs en plastique à usage unique, à partir de 2019, en raison de leurs conséquences environnementales désastreuses, notamment sur la vie marine.

« Nous devons être beaucoup plus malins dans la façon dont nous gérons les déchets, et c’est un bon départ. Nous amorçons la sortie progressive des sacs plastique à usage unique afin de mieux nous occuper de notre environnement et de protéger la réputation propre et verte de la Nouvelle-Zélande« , a annoncé la Première ministre Jacinda Ardern, qui présente cette mesure comme « un pas significatif » pour réduire le pollution.

Une décision saluée par Greenpeace : « Cela pourrait constituer un grand pas pour renverser la vapeur sur la pollution plastique et un premier pas important pour protéger la vie marine comme les tortues de mer et les baleines de l’épidémie de déchets plastiques« , a déclaré Emily Hunter, des campagnes de Greenpeace en faveur de la protection des océans.

Sources : AFP, Le Monde, ONU

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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Une réponse sur “Pollution plastique : une prise de conscience mondiale du problème”

  1. En lien avec votre article, plasticienne engagée, j’ai sur la table à dessin du confinement une série sur la pollution des océans intitulé « Le Nouvel Ordre Mondial » réalisé à partir de photographies de particules de plastiques trouvées sur des plages aux quatre coins du monde ! Un bol d’air en plein confinement … ou pas !?
    Prenez le temps de découvrir ces dessins ⬇️
    https://1011-art.blogspot.com/p/ordre-du-monde.html

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